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Il est fréquent d’assister à un débat télévisé regroupant un certain nombre de participants autour d’un thème d’une importance capitale pour les téléspectateurs. L’animateur est supposé établir des liens entre les personnes et de mener les échanges pour que l’émission soit utile et à la portée de tous.

Le temps de parole est calculé ; alors chacun en profite pour avancer ses points de vue et il le fait souvent sans intégrer ce qui avait été dit au préalable. Ses commentaires ne répondent pas à la question posée. Les participants ne cherchent pas à  communiquer mais à se justifier.

Brusquement le ton monte. On n’attend plus la fin des phrases pour prendre la parole.

Le miracle de Babel ne se produit pas. Les discours sont fragmentés et sans véritable lien les uns avec les autres.  Le débat prend alors la forme d’un « monologue collectif ».

La réaction des téléspectateurs ne se fait pas attendre : ils changent de chaîne avec soulagement. Ils critiquent ces « têtes bien pleines » et le gâchis engendré par l’absence de réel échange entre eux.

C’est parfois à se demander quelle crédibilité accorder à certains intervenants qui brillent certes par un savoir sans en détenir le monopole.

Nous avons dans ce pays des milliers d’intervenants potentiels parce qu’ils ont des choses à dire et la crédibilité pour le faire. Malheureusement l’expression n’appartient qu’à des privilégiés qui inlassablement répètent les mêmes discours.

C’est à croire qu’une liste de « bienheureux » fait taire les autres et du coup appauvri le débat collectif. Dommage !

Pierre Achard

 

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