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Le besoin d’aider les autres fait partie des gestes de solidarité qui renforcent les liens et permettent des réalisations en groupe. Pour autant, ce besoin ne doit pas nous faire oublier certaines règles fondamentales à respecter si nous voulons que notre générosité trouve de l’intérêt aux yeux mêmes de celui ou de celle que nous voulons aider.

Plusieurs questions s’imposent avant tout emballement généreux envers l’autre.
A-t-il demandé de l’aide ?  A-t-il fait savoir qu’il ou elle souhaitait  notre intervention? Si la réponse est affirmative, nous sommes en quelque sorte autorisés à intervenir. Son feu vert signifie que notre geste répond bien  à une attente et non pas à nos besoins personnels de nous mettre en valeur.
En cela, le demandeur d’aide doit être rassuré: sa demande nous valorise et il  aura certainement plus tard,  l’occasion de nous aider à son tour.

Donc pas de panique : si  tout travail mérite salaire, toue aide doit sous-entendre une action ou un simple geste  en retour. Ainsi,  le demandeur d’aide ne se sentira pas enfermé dans une dette envers nous et cela détend les relations.
J’ai souvent reçu des personnes en difficulté sans leur demander la moindre compensation pour le temps que je leur consacrais. J’ai vite compris, qu’ils étaient bien plus à l’aise lorsqu’en retour il leur était demandé une compensation si minime soit-elle pour justifier la mise en place du processus d’aide auquel nous avions souscrit. Le simple fait de rembourser un service rendu, leur redonnait confiance et les mettait à l’aise. Ils pouvaient se mettre au travail, à l’abri de toute culpabilisation.

Au demandeur d’aide, sachons poser quelques questions. La plus importante est celle qui détaille son attente de manière précise, le niveau d’engagement, le prix à payer en temps et en implication personnelle ; mais aussi la probabilité de s’en sortir. Ne nous engageons pas sans savoir exactement ce que l’on nous demande de faire.  Par la suite, respectons l’espace de liberté qui nous sera accordé. Définissons les limites à ne pas franchir pour respecter la dignité et l’intimité de celui ou de celle que nous accompagnons. N’allons ni trop vite, ni mollement mais au rythme convenu à deux.  L’aventure pour l’aventure ne sera pas obligatoirement efficace et l’aide que nous apporterons sera plus au service de nos propres besoins que les attentes de celui qui en fait la demande.

Quelles modalités pratiques prendra notre aide ? Sous quelle forme s’exercera-t-elle ? Sur quelle  durée porte notre engagement et enfin, jusqu’à quand devons-nous maintenir nos efforts en appui à ceux qui font appel à nous. Quelle contrepartie afin que l’autre ne se sente pas amoindri ? A cette phase, la réflexion prend une tournure stratégique et quelque peu prospective. Ce  que je sais ou ne sais pas faire ; au besoin par qui se faire aider au cas où nous nous retrouvons tous deux en   difficultés.

N’oublions pas que la meilleure façon d’aider l’autre c’est lui faire prendre conscience de sa responsabilité plénière dans les défis qui se posent à lui. L’aide doit ainsi porter en elle une incitation directe et répétée pour le sortir de sa position de victime, afin qu’il se prenne progressivement en charge et devienne autonome.
« Apprenons-lui à pêcher, il n’aura plus besoin de nous pour se nourrir ». Qu’en pensez-vous ?

Pierre Achard

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