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Si vous êtes curieux et si vous voulez savoir à quoi ressemble l’enfer, lisez la vision qui en est faite par Sainte Thérèse d’Avila. Préparez-vous au pire et installez-vous confortablement avant de lire les lignes qui suivent.

L’entrée ressemble à un four extrêmement bas, obscur et très étroit. Nous voilà averti. Le couloir est bien évidemment sombre et très sale avec en prime des reptiles venimeux qui sont postés pour nous accueillir à coup de morsures extrêmement douloureuses. Plus nous avançons et plus les murs se resserrent pour réduire notre marge de manœuvre et nos mouvements.

Sainte Thérèse d’Avila dit que son corps passait par des tourments intolérables. Des souffrances venues de toute part. Les  démons y participaient pour les rendre encore plus cruelles.   Rappelons-nous que ces maux sont éternels et sans le moindre espoir de répit. L’on se sent comme haché nous dit la sainte. Détruits  en morceaux avec impossibilité de s’asseoir ou de se coucher. Malgré cette mutilation barbare,  nous sommes régénérés pour souffrir encore et encore. Cela évoque  le cas de ces  vierges éternelles du paradis capables de restaurer leur hymen après chaque pénétration pour entretenir le plaisir des élus du divin.

Une chaleur épouvantable dans un espace très réduit où s’entassent les âmes des damnés sur fond obscur malgré les flammes. Quel séjour terrifiant nous attend. Ne serait-il pas dès lors plus agréable d’accepter les injustices, les souffrances et les exactions qui nous frappent  sur terre pour ne pas avoir à vivre le cauchemar absolu ?  Comme le dit Sainte Thérèse d’Avila ; et « depuis lors,  tout parait facile » pourvu d’échapper aux colères de dieu. Les tyrans s’en réjouissent, ils savent désormais comment asseoir leur dictature.

Pauvres vivants que nous sommes. Personne d’entre nous n’a demandé à venir sur terre. On nous y oblige par les lois de l’évolution. On nous donne un cerveau capable de réfléchir. On nous demande de ne pas s’en servir et de croire les yeux fermés à l’irrationnel absolu.  Comme si notre destiné profonde se réduisait à choisir entre la soumission inconditionnelle et les hallucinations les plus cruelles.

Partant d’une idée qui n’est pas forcément erronée et qui invite à plus de solidarité et plus d’ouverture envers l’autre, voilà que se mettent en place des affirmations, vagues et floues qui sont loin d’avoir fait la moindre preuve de leur existence. On passe alors à l’absurde, au bizarre et à l’improbable. Une forme de cohérence vient en appui à cet ensemble irrationnel et effrayant qui devrait hanter nos nuits à moins d’en décider autrement.

Nous rejetons ces descriptions délirantes et nous refusons les convictions affichées de ceux et celles qui les revendiquent. Nous pensons que sous des dehors calmes, les amateurs de productions délirantes ne contrôlent plus leurs idées morbides. Elles  finissent par s’enkyster laissant peu de place à une coexistence normale entre les élus d’aujourd’hui et les condamnés de demain.

Rassurons-nous : il n’y a personne en enfer ; du moins pas encore d’officiellement déclaré.

Pierre Achard

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