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La frustration sexuelle conduit à une sécrétion accélérée de testostérone et par voie de conséquence,  à un déchaînement de violence. Plus la sexualité est refoulée et  plus grande sera la montée  en pression du potentiel agressif. L’effet recherché serait alors la préparation du guerrier au combat avec la promesse de pouvoir assouvir ses fantasmes en s’attaquant aux trophées et aux esclaves. Pour les morts,  la promesse d’une vie
au-delà,  faite sur mesure,  leur permettant  de compenser ce que la frustration sur terre n’aurait pas apaisée.

En temps de guerre, tout s’organise autour d’un système destiné à produire des jeunes guerriers qui finalement ne craignent pas la mort;  puisqu’elle leur restitue ce qu’ils n’ont pas pu se procurer de leur vivant.

Une armée de jeunes et valeureux combattants voit le jour et les campagnes  militaires peuvent commencer.

Pour maintenir la force de frappe et s’assurer d’un engagement sans faille des guerriers, leur leader doit à tout prix entretenir la frustration sexuelle des jeunes non mariés. Il y parvient en organisant un système social où la femme est rendue asexuée pour ne pas
détourner l’attention et surtout pour entretenir le fantasme et la montée du taux de testostérone de ses valeureux guerriers.

L’objet du désir  sera modulé, redessiné et dissimulé derrière une  couche protectrice et de noire vêtue. Le jeu hormonal ne pouvant tourner à la séduction ; la proximité sexuelle
n’aura pas lieu et la testostérone s’affole pour aboutir au mieux à un trouble du comportement et au pire à la violence.

En tant de paix, l’organisation inverse doit se mettre en place. Les guerriers sont priés de retourner chez eux, de se remettre au travail productif en retrouvant progressivement le niveau de testostérone compatible avec une vie normale.

Si, l’organisation sociale maintient par ses coutumes et ses tabous une séparation  des deux sexes, la frustration sera toujours au rendez-vous. On aboutit alors à des harcèlements sexuels insoutenables dont feront les frais les femmes normalement sexuées.

Le dilemme classique revient à chercher le coupable. Phénomène  culturel ou religieux? L’un plutôt que l’autre ou les deux à la fois.

Si nous voulons travailler au rapprochement citoyen, nous devons peut-être revoir nos réactions face à une féminité normale que nos imaginations transforment à tort en objets
sexuels.

Pierre Achard

Revoir mon article Plus intelligents que la testostérone publié en septembre 2011

1 Commentaire

  1. La frustration n’est pas le monopole d’une culture, d’une groupe social ou d’une religion. Elle représente pour autant un signal d’alarme indiquant qu’un malaise profond porte les uns et les aures à des excès regrettables.Cela veut simplement dire qu’il y a des facteurs sur lesquels nous pouvons agir. A titre d’exemple; prenez le cas de celui qui sans arrêt ne trouve aucun champ d’expression et ne parvient à aucun moment à faire valoir ses droits. A un moment ou à un autre, il réagira et il le fera souvent avec violence. L’heure est aux solutions. Dans toutes les sociétés et sans vouloir porter le moindre jugement sur elles; il y a toujours des améliorations à introduire. Notre marge de manoeuvre n’est jamais nulle.
    Perre Achard

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