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Nombreux parents manifestent beaucoup d’inquiétudes à laisser leurs enfants seuls en compagnie d’une baby-sitter ou tout simplement à la crèche. Ce comportement est normal à condition qu’il ne maintienne pas l’enfant dans la dépendance vis-à-vis des parents. La relation cesserait alors d’être harmonieuse et la dépendance s’installe.

Dépendance de l’enfant vis à vis de sa mère mais dépendance aussi de la  maman vis à vis de son enfant. D’un côté l’enfant ne peut se passer de sa mère et de l’autre, la maman a  besoin de cette dépendance de l’enfant pour continue à exister. « J’ai besoin que tu aies besoin de  moi »

Il faut veiller à ne pas rester dans un contexte aussi réducteur et rechercher l’épanouissement de l’enfant en élargissant son cercle d’interaction.  Il y a une différence entre l’abandon et la séparation temporaire. Il ne faut pas tout mélanger pour replonger l’enfant dans la  dépendance. Tout contact avec une personne étrangère au milieu familial direct peut souvent être source d’apprentissage et de divertissement pour l’enfant. Autant réussir cet élargissement de son espace d’interaction.

Prenons l’exemple d’une baby-sitter qui vient pour la première fois voir votre enfant de 9 mois pour le garder. Evidemment, il n’est pas question pour vous de partir dès l’instant où elle montre sa tête. Surtout pour une première fois, un temps de prise de contact est nécessaire.

Il faut toujours présenter la baby-sitter à l’enfant. Il faut  rester une bonne heure; tous les  trois à faire des activités de jeu ensemble. De temps en temps la mère se lève pour aller à l’autre bout de la pièce. L’enfant  la suit du regard et tant qu’il ou elle est calme, la durée des  escapades maternelles seront de plus en plus longues et surtout de plus en plus fréquentes

Faut-il revenir lorsque l’enfant se met à pleurer ? Non ; bien au contraire. Il faut revenir lorsqu’il s’arrête de pleurer. Tant la mère que la nounou, toutes deux doivent ne pas accorder de l’importance aux cris de l’enfant. Tout se rétablira à condition d’y avoir mis beaucoup de préparation et et une bonne dose de  sécurisation.

Lors d’une prochaine visite de la baby-sitter. On refait comme la première fois en prenant un peu plus de liberté mais toujours sous couvert de sécurisation et d’affection.  Dans ce cas, la mère pourra rester dans la pièce avec les  mêmes escapades de la veille Si cela parait possible, elle peut rester dans l’appartement et laisser l’enfant et la baby-sitter dans la pièce.
Il n’est pas encore temps de  quitter  l’appartement. Cette fois-ci, le parent  ne participera pas aux activités. Son enfant les fera tout seul avec la personne chargée de le garder.

L’enfant perçoit déjà que les règles changent  et s’en accommode. Plus les parents se projettent sur leur enfant, plus la séparation sera difficile et ce sont souvent les parents qui en  souffrent le plus. De temps en temps, la maman interrompt sa lecture pour revoir son enfant, la prendre dans ses bras, la rassurer et surtout  la féliciter de ce qu’elle a pu faire avec sa baby-sitter. A aucun moment elle ne se remettra à partager l’activité en cours avec sa fille.

Avec le temps et au fur et à mesure des prochaines gardes, la  maman va progressivement organiser des plages horaires où elle cèdera la place à la baby-sitter. Elle  s’arrangera pour retourner souvent féliciter sa fille ou son garçon. Lorsque les réflexes se sont bien implantés (souvent au bout de la troisième visite),  un babysitting classique peut alors s’envisager. Il sera bien réussi et tout le monde trouve son compte. L’enfant est rassuré. Ses parents le sont aussi. La baby-sitter peut alors faire son travail sans explosion de larmes.

Pierre Achard

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