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L’addiction à l’univers informatique se développe à bas bruit. Elle  nous rend dépendants de toutes ces merveilles électroniques qui ne nous lâchent plus. L’informatique a su s’implanter en nous. Elle a tout changé : de notre mode de vie à nos relations les uns avec les autres.

Un excellent ouvrage intitulé « The saturated self » de Kenneth Gergen explique en détails à quel point nous devenons infiltrés par les idées empruntés à notre environnement au point d’en être saturés. Quelles sont parmi les idées que je développe celles qui  m’appartiennent et celles que je me contente de reproduire? Il y a dispersion certes,  mais il y a aussi saturation et changement au plus profond de nous-mêmes.

L’information nous assaille de tous les côtés. Nous avons de plus en plus de données à assimiler et notre savoir doit se renouveler en permanence.  La mondialisation rampante n’épargne aucun pays,  aucune culture. Toutes ces contraintes s’imposent en force. Nous sommes invités à les  caser dans nos cerveaux qui eux, ont peu changé par rapport à ce qu’ils étaient, il y a des millions d’années. Cela nous promet bien des surprises .Nous nous en sortirons probablement,  en implantant à chacun d’entre nous une puce  électronique en sous-cutanée pour dompter ce que nos circuits neuronaux restent encore incapables de mémoriser.

Mais nous dit-on, ce que nous perdons en dépendance, nous le gagnons en interactivité, en partage et en interdépendance. Nos moyens actuels de communication nous auraient rendu la liberté. Elles auraient même réussi à rompre  notre isolement.  A ce prix, l’enjeu en valait la peine

Prenons l’exemple d’Internet.  La revue de la littérature donne des résultats contradictoires quant au lien entre le recours à Internet et notre isolement social. Contradictoires car certaines études montrent que les internautes sont les plus touchés par la solitude et d’autres affirment le contraire.

Au départ, Internet faisait naître l’espoir de favoriser les échanges et nous rapprocher les uns des autres. Nous sommes nombreux à y recourir  plusieurs fois par jour pour voir si quelqu’un nous aurait  laissé un message ou pour entrer en contact avec lui. Internet n’est probablement pas la meilleure façon de rencontrer les autres mêmes si certains y trouvent des avantages.

Notre solitude n’a rien à voir avec Internet mais tout à voir avec nous-mêmes. Soit nous entretenons notre richesse intérieure et la solitude s’éloignera de nous. Ou alors, nous restons dans la dépendance et elle viendra à nous à grands pas.

Pierre Achard

Dr P. Achard Conseil en entreprise et Coaching M: 0603083406

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