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On se souvient du bestseller de Dan Kiley : «  Le syndrome de Peter Pan : ces hommes qui ont refusé de grandir ». Dès 1983, l’auteur attire notre attention sur ces jeunes adultes qui prolongent l’immaturité de leur enfance au-delà de l’âge adulte ; tout simplement  pour ne pas grandir.

Dans ce refus, Dan Kiley décrit des personnages centrés sur eux-mêmes et manifestant beaucoup de difficultés à aller vers l’autre pour échanger pleinement et le faire, d’égale à égale. Leur immaturité émotionnelle les en empêche.

Ce syndrome, tel qu’il a été décrit, n’a pas été reconnu par le corps médical, et n’est pas repris dans les classifications internationales des troubles de la personnalité ou du comportement. Cette absence de reconnaissance clinique ne doit pas condamner la réflexion qui a conduit  Dan Kiley à sa description. Il suffit de regarder autour de nous pour nous rendre compte que nous avons tous des Peter Pan dans nos contacts.

Désormais, notre attention porte  sur le temps nécessaire à l’enfant de faire face à ses nouvelles responsabilités, à se prendre en charge et à tourner la page de la dépendance Ne pas grandir veut dire rester dans l’enfance. Rester dans l’enfance c’est prolonger une forme d’immaturité en établissant la relation à l’autre dans la dépendance au lieu de la construire sur des bases d’interactivité et de maturité à deux.

Pour nous, au cours de notre développement, il y a succession de trois temps bien distincts.

  1. Celui de la dépendance où la relation à l’autre est celle du demandeur au donneur. C’est la maman qui donne le lait à l’enfant qui le réclame.
  2. Le second temps apparaît dans un emportement d’indépendance totale du demandeur par rapport au donneur. Dans ces conditions la relation est chaotique .Le demandeur est dans la rébellion et le rejet de l’autorité. C’est le cas de l’adolescent qui rejette sa dépendance par rapport à l’autre sans assumer pleinement ses responsabilités. Il n’est toujours pas prêt à partager et à interagir.
  3. Enfin l’interdépendance est la solution qui permet au demandeur d’avoir une relation adulte et équilibrée avec le donneur : donnant-donnant et dans l’intérêt de l’un et de l’autre.

J’ai bien dit une relation adulte. C’est donc que le demandeur est sorti de l’enfance : il a grandi. Kiley nous dit que ceux qui ne franchissent pas le pas en direction de l’interdépendance connaissent une immaturité affective et émotionnelle qui les angoisse. Au lieu de s’en sortir en accélérant le processus de maturation adulte ; ils se réfugient derrière un masque de maturité sans vraiment parvenir à convaincre leurs interlocuteurs

L’immaturité est présente dans l’attitude de celui qui échange sans aller jusqu’au  bout et sans apporter à l’autre tous les éléments dont il a besoin pour mener à terme sa mission. Il en garde, une ou deux données précieuses qu’il sortira au dernier moment pour faire parler de lui, pour attirer l’attention et pour ne pas franchir le cap vers l’interdépendance. On échange mais en partie seulement. On partage, mais un minimum sans véritable envie d’amener l’autre à avancer et sans réelle empathie. L’autre fera de même et la stagnation à deux définira l’immaturité de la relation, celle qui a cessé de grandir.

Pierre Achard

Dr P. Achard Conseil et Formation

 

2 Commentaires

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