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Ce programme est remis et expliqué à toute personne entrant en contact avec le jeune. Dans l’article précédent, publié le 12 octobre 2013; nous avons insisté sur l’importance à travailler l’attention de la personne autiste . En respectant ses choix, en allant  dans le sens de ses gestes, nous entrons en contact. Nous le faisons parce que le jeune est préoccupé par les objets et s’intéresse peu aux personnes qui l’entourent. Cela réduit son champ d’apprentissage. Avec plus d’attention, les opportunités d’apprentissage augmentent. Pour y parvenir, nous avons rappelé certaines  actions à initier . Dans cette deuxième partie, nous allons allons l’initier à plus d’échanges

Ce que nous faisons

Nous sommes entrés en contact avec le jeune autiste.  Nous avons attiré son attention. Nous l’avons observé. Nous nous sommes positionnés en partenaires-de-jeu. Nous allons maintenant introduire  l’alternance dans les jeux (toi, puis moi, puis toi, puis moi. Nous prolongeons ainsi,  la prise de contact par l’interactivité (entre toi et moi). Nous échangeons en l’impliquant activement (il doit regarder son partenaire s’il veut jouer ou se faire aider). Nous voulons partager le plaisir d’être ensemble (un atout important pour tout apprentissage)

Pourquoi nous le faisons

Le jeune atteint d’autisme ne trouve pas un véritable plaisir à être avec les autres.  Il ne les cherche pas spontanément pour interagir. Il s’occupe dans son coin. Il ne va pas vers les autres. Il ne fait pas comme les autres, ne les imite pas et n’apprend pas d’eux. Nous l’invitons à interagir. Plus il sera motivé à interagir,  plus les opportunités d’apprentissage seront importantes

Comment procéder ?

  1. Reconnaître les moments privilégiés de complicité émotionnelle avec lui
  2. Ce sont des moments d’échanges (entre deux personnes) en dehors des objets et donc rien dans les mains
  3. Faire des grimaces, les lui signaler (Pour lui apprendre que l’on peut communiquer par gestes)
  4. Faire des bruits et des sons en disant ce qu’ils traduisent (apprendre que les voix véhiculent un sens)
  5. Jeux de rôle « bonjour, au revoir » avec le sourire car plaisir à être ensemble et  interactifs
  6. Introduire des pauses dans les jeux de rôle pour lui permettre  de prendre des initiatives (en attendant sa réponse)
  7. Noter le moment où il cesse de s’intéresser et changer vite de thèmes de jeu
  8. Notre rôle n’est pas de l’amuser mais de lui faire découvrir l’intérêt de communiquer
  9. Recommencer le jeu  jusqu’à atteindre la routine. A ce moment introduire des variations dans le jeu (pour maintenir son attention)
  10. Présenter l’objet qu’il aime dans une boîte qu’il a du mal à ouvrir (sens du besoin de l’autre)
  11. L’ouvrir pour lui remettre sa récompense à la suite d’un  geste de sa part facilitant la communication
  12. Communiquer en alternant les interventions (toi puis moi, puis toi, puis moi)
  13. Ne rien lui donner sans qu’il formule une demande (échange, expression, besoin de l’autre, apprentissage)
  14. Servir de petites quantités de Coca pour qu’il en redemande (S’exprime, communique)
  15. Les moments privilégiés pour communiquer avec lui,  sont
  • Lors des activités : jeu (Lego, puzzles, perles) et activités sociales (plein air, courses, jardinage)
  • Lors de l’exécution des tâches ménagères
  • Lors des repas, apéritifs et pauses à 16H
  • Au moment des soins (hygiène corporelle- douche, WC, et prise de médicaments

Dr. Pierre Achard

Inspiré des travaux de S. Greespan et de l’approche ESDM (Early Start Denver Model). Travaux indispensables pour sortir de la pression psychanalytique restée en vogue dans notre pays.

 

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