• Plutôt responsables que victimes : la volonté d'agir et de changer
Menu du haut
  • Plutôt responsables que victimes :
    la volonté d'agir et de changer
  • PierreAchard.fr : un blog pour apprendre et encourager le partage

De nombreuses études tendent à montrer que nous sommes en France parmi les privilégiés qui travaillent le moins en Europe. D’autres analyses revendiquent le contraire. Des statistiques nous comparent aux autres nations en termes de rentabilité. Nombreux voyants seraient en notre défaveur. Tout cela ne semble pas affecter notre attachement aux jours de repos. Tant mieux,  à condition que la note à payer reste à notre portée.

Des calculs savants comptabilisent les semaines travaillées dans l’année. Le chiffre 39 est celui qui revient le plus souvent dans les analyses. Dès lors, il suffit de  multiplier les 39 semaines travaillées dans l’année par les 39 ou les 35 heures hebdomadaires travaillées pour se repérer.

Les plus inquiets crient au scandale : en passant de 39 à 35 heures hebdomadaires travaillées, nous  travaillons 10% de moins qu’auparavant en maintenant semble-t-il un même niveau de productivité. A ce calcul, nous devons ajouter les 104 jours de week-end, les 8 jours fériés et bien entendu les  25 jours de congés légaux. En pourcentage de jours travaillés par an, cela commence à chiffrer.  Dans le même temps, nous avons inventé les ponts et  les tunnels, pour que nos jours de congés ne soient pas interrompus par des  journées de travail.  Pourvu que cela dure !

  1. Que de présence non-productive dans les bureaux. Il faut arriver quelques minutes avant son chef et repartir après lui pour faire bonne impression. Entre temps le travail n’est pas obligatoirement plus rentable. Entre la présence pour la présence et l’efficacité il y a une différence. Elle est qualitative cette fois-ci et se voit moins.
  2. Que de temps morts dans  l’entreprise. Commençons par les réunions interminables qui ne débouchent sur rien de concert; les formations imposées où les salariés se demandent ce qui justifie leur présence parmi des collègues  qui se posent la même question.
  3. Que de travail inutile ou déjà fait. L’étude que l’on est plus d’un à faire. Celle  qui dort sur une étagère au moment où d’autres la cherchent ou la rachètent au prix fort. L’information est très souvent plus facile à trouver à l’extérieur qu’à l’intérieur même de l’entreprise.
  4. Que d’états d’âme et de non-dits. Nombreux salariés estiment que le climat dans l’entreprise se dégrade. Certains seraient motivés, d’autres attendent qu’on les motive. La plupart se sentent impliqués. D’autres vivent au jour le jour sans comprendre pourquoi.   En travaillant à la fois leur motivation et leur implication, l’entreprise gagnerait en compétitivité, sans toucher au temps de travail.

En comptabilisant les jours non travaillés, certains analystes nous suggèrent de les revoir à la baisse si nous voulons améliorer notre compétitivité. Il y a certes du vrai et du logique dans ce constat.  En période de crise, cela ne ferait de mal à personne.

Les efforts en quantité de travail à remplir, ne dispensent  pas de la nécessité de travailler autrement et mieux ;  en nous attaquant cette fois à notre façon de travailler qui peine parfois à convaincre.

Voilà un bel objectif pour 2014

Bonne Année à vous et à vos proches

Pierre Achard

Dr P. Achard. Comportementaliste. Conseil en entreprise. Coaching

 

Et si vous donniez votre avis ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close