• Plutôt responsables que victimes : la volonté d'agir et de changer
Menu du haut
  • Plutôt responsables que victimes :
    la volonté d'agir et de changer
  • PierreAchard.fr : un blog pour apprendre et encourager le partage

Nous assistons impuissants à la montée de la haine et de la violence contre les minorités religieuses dans le monde arabo-musulman. Une radicalisation que l’on a souvent du mal à comprendre en Occident tant nous sommes préoccupés par les droits civiques au point d’oublier qu’ailleurs, des minorités religieuses se battent pour vivre leur foi.

L’espoir suscité par l’éclosion des printemps arabes nous a aveuglés au point de ne pas voir qu’ils entraînaient dans leur sillage, des difficultés croissantes pour les minorités religieuses et tout particulièrement les communautés chrétiennes. Ces dernières sont accusées d’espionnage au profit des pouvoirs en place et plus largement d’être des émissaires  au service de l’Occident. En réalité, on  leur reproche d’inviter au changement dans un environnement qui  n’est pas prêt à se remettre en question.

Les chiffres que l’on retrouve dans la littérature sont impressionnants. Au début du vingtième siècle les chrétiens représentaient 20% de la population du Moyen Orient. Ils ne seraient plus que 5% et leur nombre serait appelé à diminuer. Leur disparition, est inévitablement liée à la montée du fanatisme, de la radicalisation et des conflits interethniques.

Pour  de nombreux observateurs,  les printemps arabes n’ont fait que réveiller les adeptes de l’obscurantisme religieux, déclenchant une vague de répression sans précédent.  Les minorités religieuses sont prises pour cibles. Devenues ainsi  les  boucs émissaires  d’un islam qui se radicalise, les chrétiens d’Orient  ont toutes les raisons de craindre un avenir incertain voire même franchement  menaçant.

La raison de leur inquiétude s’explique par des conditions de vie rendues de plus en plus difficiles. Les rebellions contre les coptes et les attaques des églises en Egypte se multiplient. On rapporte l’exil  de plus des 2/3 des chrétiens d’Irak.  Les syriens chrétiens sont sur la bonne voie pour connaitre la même tragédie. Ceux du Liban regardent en silence le flux d’immigrés venir déstabiliser un équilibre communautaire bien fragile.

En parcourant le site  Jeuneafrique.com  l’on s’étonne de lire l’article attribué à Malek Chebel et intitulé « Comment vivre sa foi quand on est en minorité ? ». Dans cet article, des explications peu convaincantes attribuent  les violences interethniques à « une mauvaise gestion politique » et probablement à « une distribution inégale des terres », voire « une mauvaise répartition de la richesse entre les communautés. »  Il y a certes du vrai dans ces explications; mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Nous pensons que le problème majeur vient du poids du sacré dans l’islam, son caractère immuable  et son décalage par rapport aux mutations que connaît notre monde. C’est le refus du changement qui accroît les différences et rend les dialogues de plus en plus difficiles.

L’article déborde sur un thème plus global :celui de toutes les minorités religieuses ; y compris celui de l’islam en terres chrétiennes.  Là aussi, nous dit l’auteur, les musulmans éprouveraient des « difficultés à vivre leur religion au grand jour». Sa remarque est certes un appel à plus de tolérance et plus de vigilance. Il reste qu’en terres chrétiennes,  les médias ne décrivent pas à ce jour, des kidnappings, des tortures, des attaques suicides, des voitures piégées, des assassinats ou des conversions forcées dont seraient victimes leurs minorités.

Pierre  Achard

Dr P. Achard Comportementaliste. Conseil aux entreprises. Formation. Coaching

 

Et si vous donniez votre avis ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close