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Nicole a peu confiance en elle. Elle hésite devant toutes les épreuves qui se présentent à elle. Le moindre défi est une tâche insupportable tout simplement parce que l’échec lui paraît évident. Elle n’est pas à la hauteur ou du moins c’est un peu ce qu’elle se dit au fond d’elle-même.

Une image forgée au cours de sa croissance lorsqu’au milieu de deux frères qui réussissaient parfaitement en classe ; elle avait du mal, beaucoup de mal à se rapprocher de la moyenne.
Pour Nicole, l’interprétation défaitiste des événements  était la règle. Ce repli sur soi et cet évitement des situations difficiles la rendaient à la fois rigide et surtout en retrait. Dans son isolement elle emportait  avec elle ses proches pour les protéger, pour se protéger en tous les cas pour ne pas risquer de les perdre. A terme, ces derniers devenaient l’objet de son angoisse et la seule porte de sortie qu’elle pouvait encore imaginer.

Le retrait signifie avant tout une image catastrophique de soi-même. Le plus souvent il y a beaucoup d’exagération dans tout cela ; encore faut-il l’admettre pour pouvoir aller de l’avant.

Étrangement, à coups de dévalorisation de soi et en l’absence de toute acquisition correctrice, la sortie du dilemme est écrite d’avance. Faute de pouvoir se hisser au niveau de ceux qu’elle craint, elle se replace à leur niveau en les dévalorisant.  Les conflits se succèdent et les solutions restent éloignées tant qu’elle ne fait pas le pas de remettre en question son anticipation négative de ses propres capacités.

L’accompagnement de Nicole lui a permis progressivement de prendre conscience de son interprétation défaitiste de ses moyens et de ses compétences. En respectant ce qu’elle aime ou n’aime pas faire, nous sommes arrivés à définir une lecture plus positive des événements. Nous avons construit en partant de ses atouts;  car après tout, Nicole en avait et elle en avait bien plus qu’elle ne le pensait.

Dans notre emballement à éviter l’évaluation des autres, nous prenons toujours pour références des critères de mesures qui ne sont pas à notre avantage. A force de nous regarder  à travers des boussoles que nous  déformons, nous  sous-estimons  nos potentiels et nous nous mettons en retrait face aux   autres. Nous  nous isolons pour ne pas être jugés. Pour redorer notre blason, il ne nous reste plus qu’à dévaloriser les autres. Est-ce bien nécessaire ?

Pierre Achard                                                                                                                        « Vous aider à changer ». M: 0603083406

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