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La mort de l’attaquant camerounais Albert Ebossé ne laisse pas indifférent. Voilà un meurtre prémédité et gratuit commis par des imbéciles fanatisés à mort et incapables de gérer des émotions barbares et primitives.

Mourir si jeune et pour si peu, voilà ce qui devrait nous faire réfléchir. Il est facile a posteriori d’exprimer son indignation.  Il est encore plus  irresponsable de dire à quel point l’on se sent minable face à l’irréparable. Il y a un moment où la violence ne doit plus s’exprimer librement. Il faut que l’on arrête de lancer des pavés des tribunes dans le seul but  d’exorciser la défaite d’une équipe de football.

Une mort dramatique qui laisse derrière elle une famille endeuillée et brisée. Un championnat qui n’est plus qu’un assassinat déguisé en tournoi sportif.

Une violence née d’une frustration et d’une haine si fortes, qu’elles dépassent tout discernement.

Il est souvent vrai que l’on reproduit sans le savoir l’agression que l’on a subi soi-même. En agressant l’autre l’on se libère des souffrances que l’on a pu subir. La cascade nauséabonde se met ainsi en marche. Elle ne justifie pas le crime et encore moins la stupidité de ses auteurs.

On viendrait même à se demander pour quelle raison un voyou s’est-il autorisé à lancer un projectile sur un footballeur qui ne faisait que son métier. Il le faisait correctement à en croire les commentateurs. Alors pourquoi l’avoir tué ?

Dans les tribunes, au milieu d’une foule déchaînée, l’humanité qui nous caractérise s’efface complètement.  Nos instincts prennent la relève et seront sans pitié comme au temps des barbares. Albert Ebossé en fera les frais. Il  portera ainsi le poids d’une défaite contre laquelle il s’est battu avec passion et courage.

Ce que son assassin ne pouvait pas faire individuellement, il le fera au milieu de cette collectivité qui vient renforcer ses instincts  criminels. On tue pour se défouler. On déplore par la suite un geste irresponsable que notre conscience désapprouve. Trop tard, un jeune est tombé. Son assassin court toujours et l’on a du mal à croire qu’il sera un jour retrouvé.

Pierre Achard

 

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