• Plutôt responsables que victimes : la volonté d'agir et de changer
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On parle souvent de violence dans les médias. Les reportages se succèdent et reprennent le même refrain : celui de la cruauté, des bombardements et des mutilations. Aucun  contexte ne peut justifier le recours systématique à la violence. Cette règle s’applique à tous : hommes et femmes ; grands et petits états, dictatures ou démocraties.

Entre les lignes, on esquisse à peine le détail des atrocités commises. Pour poursuivre une couverture médiatique édulcorée, on enjambe les cadavres en feignant ne rien voir.  Il faut savoir que la réalité est de loin plus cruelle que ce qui nous est montré. Pour se donner bonne conscience, on invite les « âmes sensibles » à fermer les yeux. Cela ne suffit pas à sortir la violence du champ de notre quotidien.

Comme si des écrans protecteurs étaient apposés les uns sur les autres pour nous empêcher de voir l’insoutenable. Celui-ci est plus proche de la réalité et fait de nous, de vrais sauvages. Désormais, des termes nouveaux font leur apparition. Égorger, mutiler, séquestrer, harceler, convertir de force, réprimer font partie de notre vocabulaire au quotidien. Nos intellectuels y  trouvent un espace rêvé pour discuter autour du thème de la violence. Cela n’en diminue pas l’horreur et n’apporte aucun soulagement à ceux qui souffrent.

La nature humaine n’est ni bonne ni mauvaise voilà un sujet qui passionne nos penseurs. Le public sait qu’il n’a rien à attendre de leurs échanges. Les victimes non plus. En attendant, l’énurétique continuera à faire pipi au lit même s’il est informé du mécanisme qui en est responsable.

Les  facteurs sociétaux qui encouragent la violence sont connus de tous. L’urbanisme, les conflits,  les inégaltés, la pauvreté,  les intérêts économiques et stratégiques, l’égoïsme ;  sont au cœur de la violence. Nous le savons.  Les analyses les plus sophistiquées sont déjà entre nos mains. Au lieu d’en reproduire d’autres, faisons l’effort de passer à l’action et faisons-le tous ensemble.  Mettons-nous tous au travail pour mettre un frein à la banalisation de la violence et au recours systématique à la force.

Les cultures de la haine, du racisme et de la mort sont déjà  en place. Les religions ont beaucoup dit sur ces sujets mais leur passé et le présent sont  tellement chargés qu’on a du mal à les entendre. Même les nations civilisées restent capables du pire tout en revendiquant l’étendard de la bonne conduite. Un vrai sursaut est nécessaire mais qui peut bien l’instaurer?

On peut toujours s’attarder sur ce que les violences veulent bien dire de nous-mêmes, de nos sociétés, de nos problèmes et des pratiques que nous continuons. Le « pourquoi » prendra le dessus. Il nous donnera l’illusion de faire quelque chose. En attendant,  les actions pour arrêter l’escalade de la barbarie disparaîtront dans un océan d’échanges stériles.

En vérité, nous assistons tout simplement à l’émergence d’un zapping comportemental qui substitue l’agression à la négociation et cadre mieux avec notre siècle. Martin Luther King avait  raison de dire ; « Il faut apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons périr ensemble comme des imbéciles ».

Pierre Achard                                                                                                                          Vous aider à changer

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