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Lors du dernier synode sur la famille, l’Eglise fait marche arrière et semble plus préoccupée par les réactions des autres religions que sa fidélité à l’évangile. On nous dit qu’il n’y a pas eu de consensus. On attribue ce désaccord à l’immaturité de certains évêques et notamment africains. On nous dit avec une pointe d’hypocrisie ;  que l’immaturité ne dure qu’un an et que tôt ou tard, le bon sens rétablira les choses. Car rassurons-nous, un  texte ajourné  faute de majorité des 2/3 n’est  pas un texte rejeté. A bon entendeur, salut ; il va falloir doubler  d’efforts au prochain synode.

Manifestement l’homosexualité fait désordre. Elle embarrasse beaucoup les évêques minoritaires dans leurs pays d’origine. Ils sont perdus au milieu d’autres croyants qui ne comprendraient pas le message d’ouverture. Comment le pourraient-ils lorsqu’on sait que nombreux n’hésitent pas à exiger la peine de mort pour punir les orientations sexuelles non conformes à celles des textes sacrés. Faute de courage suffisant, ils devront attendre  que les sociétés changent de regard sur l’homosexualité. Cela risque de prendre beaucoup de temps.

Les divorcés donnent l’impression d’être mieux acceptés. La politique d’ouverture du pape François trouve des évêques plus soucieux d’intégrer à nouveau les couples séparés. Il faut croire qu’avec un si fort pourcentage de divorce, les églises finiraient par se vider de leurs fidèles si l’on devait exclure tous ceux qui rompent à un moment ou un autre le sacrement du mariage. Là aussi, il ne faut pas se précipiter.

Ne nous trompons pas. L’Eglise n’est pas rétrograde mais insuffisamment mature. Elle comprend les couples qui se séparent. Elle fait souvent en cachette ce qu’elle déconseille  à ses représentants de faire. Résolument, elle a du mal à comprendre la nature humaine  et veut à tout prix cadrer nos comportements dans des normes idylliques : celles des anges asexués. Que voulez-vous, le divorce porte atteinte au caractère indissoluble du mariage. On continue à ignorer la réalité. On exclue ;  tout en affirmant ne pas le faire.

Au fond, l’Eglise a compris le message du Christ, mais à moitié. Elle confond encore le futile et l’important. Il est bien plus urgent de béatifier  Paul VI que de s’occuper de ceux qu’on a injustement abandonné au bord de la route. Vivement le retour à l’Eglise des premiers chrétiens.

Pierre Achard

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