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Caractériser le problème à résoudre c’est rappeler ses différentes facettes, celles qu’il va falloir décrire pour que la solution finale réponde au mieux à l’attente.
La formulation écrite du problème facilite sa caractérisation. Elle permet de mieux le comprendre et de l’expliquer à ceux qui y sont impliqués. Prenons l’habitude d’écrire les détails des problèmes majeurs qui se posent à nous ; Cela permet de mieux les comprendre et si nécessaires de les expliquer à ceux ou celles qui y sont impliqués.

1. Décrivez les facteurs facilitant et ceux limitant votre action.
2. Parlez des personnes concernées, leurs attentes, leurs influences, leurs alliances, leurs attitudes positives ou négatives,
3. Détaillez leurs engagements personnels et professionnels.
4. Précisez la durée du problème, les conséquences de sa non résolution, le pire qui puisse arriver mais aussi les solutions possibles.
5. Dites également ce qui a été fait ou ne l’a pas été par le passé
6. Établissez les raisons d’échec ou de réussite des dernières tentatives.
7. Utilisez votre propre vocabulaire chaque fois que vous voulez décrire votre problème. Vous êtes le et la mieux placés pour exprimer vos préoccupations par rapport à vos attentes. Souvent une phrase empruntée au vocabulaire des autres ne décrit pas exactement ce que vous vouliez dire et le tout gagne alors en ambigüité.

Il est souvent utile de dire ce que le problème n’est pas. Vous procédez ainsi par élimination. Vous rejetez progressivement ce qui ne fait pas patrie de vos préoccupations. Cela vous permet de mieux cibler les difficultés à traiter.

Vous pouvez regretter que vos difficultés existent et passer la plupart du temps à vous plaindre de votre sort, mais cela n’apporte aucune solution à votre situation. Faire le deuil d’une épreuve difficile et douloureuse est certes une étape fondamentale dans le processus de récupération. Néanmoins cette phase ne saurait s’éterniser sans vous fragiliser et amplifier votre hésitation à rebondir.
Dans ce contexte, si vous devez accorder aux personnes en difficultés le temps nécessaire pour s’exprimer, sachez leur dire à un moment ou à un autre, que si le « pourquoi » est nécessaire, la solution est plutôt dans le « comment ».

Pierre Achard
Vous aider à changer

4 Commentaires

  1. La question philosophique du « pourquoi » du « comment » est si souvent négligée désormais, où les psychiatres cochent des cases, continuant ce qu’ils ont fait durant leurs études, où les examens ne se passent plus que sous forme de QCM.
    Or , vous avez bien raison, en comprenant pourquoi on est dans cet état-là aujourd’hui et ici, la solution arrive souvent d’elle-même.
    Ma méthode est celle-ci : j’analyse mes sensations corporelles, mes émotions qui proviennent de mon cœur-affectif, et mes pensées venant de mon esprit.
    Lorsque tout est calme en moi, la lumière vient alors de l’intérieur .

    • J’ai toujours pensé qu’un équilibre devait obligatoirement être respecté entre le temps de réflexion et le passage à l’action. A trop vouloir esquiver « la question du « pourquoi «  et du « comment », l’on se condamne à rester en surface. Nous entretenons l’illusion d’efficacité ; nous manquons de « fond ». Inversement, le « ruminement intellectuel prolongé» nous condamne à la saturation abstraite. L’action ne suit pas et obligatoirement « c’est le fonds qui manque ».
      Le cheminement que vous décrivez redonne à la réflexion son importance sans nous piéger dans l’opacité, voire dans la tyrannie du « tout intellectuel ». La psychiatrie de l’analyse pure, doit pouvoir sortir du cadre de la « dissection cérébrale » pour s’ouvrir à l’action et probablement nous permettre de saisir les opportunités de vie : celles qui risquent de ne plus se présenter.
      Merci encore pour vos commentaires

      Cordialement

  2. Vous notez avec justesse « l’équilibre » qui est, à mon avis, l’essentiel; c’est savoir trouver la juste place, la bonne position, à une vitesse donnée : en patinage artistique, par exemple; c’est savoir avoir de la mesure, s’accorder en tout, être pondéré, et delà se dégagera une harmonie, une grâce, un bien être. Hélas notre monde actuel semble préférer la démesure.
    L’équilibre vient sans doute de savoir dans quelle proportion il nous faut penser, agir, et à quelle vitesse : tomber sur le bon temps , dans tous les sens du terme.

    • Comme vous le dites si bien, l’équilibre s’assimile à une gestion positive des forces n’agissant pas nécessairement dans le même sens. Pour reprendre votre analogie, je dirai qu’il permet une sortie harmonieuse du risque de démesure. Au quotidien, la grande difficulté que nous rencontrons reste de convaincre de l’importance de ne pas s’enliser dans la réflexion pour passer à l’action. Merci pour vos commentaires.

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