• Plutôt responsables que victimes : la volonté d'agir et de changer
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Les techniques de lavage de cerveau ont été réduites en temps de guerre comme en temps de paix à l’art de dissoudre tout esprit critique. Elles sont reprises en chœur par tous ceux que les contestations dérangent. Les victimes se trouvent manipulées et en immersion totale dans des croyances nouvelles qu’elles acceptent en arborant un grand sourire d’adhésion. Elles se voient renaître dans une vérité qu’elles ne soupçonnaient pas avec au bout de leur engagement la conviction de trouver les récompenses qui justifient leur métamorphose.

Ainsi, des prisonniers de guerre refusent de rentrer dans le pays après leur libération. Certains avoueront des crimes qu’ils n’ont jamais commis. Ils décriront des missions qui ne leur ont jamais été confiées. Ils sont de cœur avec leurs tortionnaires. En temps de paix, les influences sociales prennent le relais sous formes de réformes, de propagande,  de bouleversements, de changements, de désillusions ou de persuasion . Bien entendu, à aucun moment il ne sera question de consentement de la victime. Le but est de l’amener à faire ou à croire ce qu’elle aurait refusé hors influence.

Les conversions religieuses inattendues tout autant que le djihadisme relèvent de ce mécanisme. La question est de savoir comment procèdent-ils? Comment sortir les deux hémisphères cérébraux des victimes, voire les deux lobes frontaux, de leur boîte crânienne, leur faire subir des chocs d’influence et aboutir à une soumission absolue?

Pour voir plus clair, j’ai regardé les travaux  de Robert Jay Lifton qui s’est beaucoup occupé des méfaits de la guerre de Corée sur le psychisme. Pour lui, tout commence par des attaques et un endoctrinement visant à défaire l’identité de la victime. « Non, vous n’êtes pas celui que vous croyez ». « Qui suis-je alors », si ce n’est un misérable qui n’a jamais rien réussi et qui a tant péché ». « Je suis coupable d’avoir été mauvais ». « Mon environnement et le système dans lequel j’ai vécu le sont également; y compris mes proches ».                                                                                                                       Dans un magma de remise en question et de culpabilisation la victime est en pleine ébullition. Le doute s’installe et l’envahit de tous les côtés. Elle ne peut s’en sortir toute seule. C’est justement à ce moment que les « endoctrineurs » interviennent. Ils ont des solutions d’une simplicité étonnante. Tout est prévu pour ne pas laisser la personne dans l’hésitation. Les réponses sont élémentaires, accessibles et le rachat est possible immédiatement. En prime, la promesse de récompenses alléchantes ; calquées sur les frustrations et les désirs inassouvis.

On gagne en fanatisme ce que l’on perd en rationalité. Nous voilà à nouveau plein d’espoirs. Il faut passer à l’action et le faire vite avant que les hémisphères lavées ne retrouvent leur lucidité. La raison cède définitivement sa place à la soumission.  C’est oui ou non et rien entre les extrêmes. Cela rend toute négociation impossible.

Nous sommes dans la manipulation mentale. Le cerveau ne réagit plus.  Il devient impossible d’écouter des opinions  différentes ou de s’entourer de personnes qui ne pensent pas la même chose que soi. « On nous a bien fait comprendre, que le  fait d’adopter un point de vue différent pourrait nous valoir l’enfer ou autres punitions ». Autant rester dans l’irrationnel que de prendre conscience des réalités.

Pierre Achard                                                                                                                       Vous aider à changer

 

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