• Plutôt responsables que victimes : la volonté d'agir et de changer
Menu du haut
  • Plutôt responsables que victimes :
    la volonté d'agir et de changer
  • PierreAchard.fr : un blog pour apprendre et encourager le partage

Un soir de vacances je me retrouve au milieu de jeunes parents soucieux du devenir scolaire de leurs enfants. Je pensais à mes petits enfants qui devaient faire face aux mêmes interrogations. Autant dire que les propos étaient durs et par moments, je me situais dans les années 80 avec des orientations plutôt en faveur des méthodes musclées.

S’il est vrai que plus de la moitié du temps l’enseignant doit se battre pour maintenir le calme et gagner l’attention des élèves ; il n’y a pas un instant à perdre. Il faut ressortir les bâtons  au plus vite.  Mais, est-ce pour autant que le calme sera retrouvé et que l’autorité des enseignants sera à nouveau au rendez-vous ? Rien de plus sûr.

Pourtant l’enjeu est de grande importance à la fois pour l’avenir de nos enfants mais aussi pour le maintien des enseignants à leurs postes. A en croire les enquêtes publiées à droite et à gauche, une majorité se dessine pour plus de fermeté et plus de discipline à l’école. Quelles que soient les motivations de ceux qui s’expriment sur le sujet, j’ai peine à croire que hausser le ton, et enfermer les agités suffisent  à rétablir l’ordre en classe.  Pour que l’enseignant se fasse respecter, il faut plu qu’un bâton. Il faut surtout un contexte général suffisamment positif pour ne laisser personne à la traîne.  Plus facile à écrire qu’à réussir ;  encore faut-il que l’on prenne le problème au sérieux dans l’intérêt de tous.

En écoutant certains parents s’exprimer, j’ai été étonné du nombre croissant  d’adeptes de la gifle. Chacun pense à son propre enfant. Il veut punir l’autre pour que son enfant retrouve la sérénité qui lui permette d’apprendre.  On est toujours plus généreux avec le bien des autres qu’avec sa propre fortune ; mais à ce stade, admettons qu’au rythme où vont les incivilités, ceux qui le peuvent déserteront l’école publique, les autres y resteraient faute de moyens pour en sortir. Cela montre l’urgence de restaurer l’autorité et la discipline. Ce n’est pas en ciblant un taux de réussite au Bac de 100% que l’on y parviendrait.

Quels sont les avantages auxquels les jeunes tiennent en premier ? Commençons par les réduire en cas de comportement inopportun. Ne le faisons pas dans un esprit de revanche mais avec leur adhésion.  Quels préjudices subiraient-ils si l’on venait à en éliminer certains de ces privilégies ? Egalement quels suppléments pourrait-on rajouter en renforcement de comportements opportuns et apaisants ?

Quelle que soit la technique retenue, veillons à ne pas encourager ce que l’on souhaiterait combattre ou tout simplement augmenter leur agressivité Ne leur donne-t-on pas une formidable leçon d’incivisme, non plus,  en montrant qu’il n’y a aucune autre solution, que l’archaïque recours à la force.

Pierre Achard

Et si vous donniez votre avis ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close