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L’Europe est sous le choc après la photo d’un enfant mort noyé face contre terre, sur une plage turque. Avant lui, plus de 240 000 morts sont passés sous silence. D’autres s’éteindront dans les jours, voire les mois à venir. L’heure est grave et  l’horreur ne donne aucun signe de répit.  Une partie du Proche-Orient s’effondre. A chacun sa part de responsabilité. Devant l’urgence, il faut arrêter un moment de se préoccuper exclusivement  du cadre juridique. L’histoire nous guette. Elle nous jugera très sévèrement si nous ressassions les mêmes arguments  en laissant faire sous prétexte de départager avant tout,  les arrivants entre migrants économiques ou migrants politiques.

Le Moyen Orient se métamorphose et devient le Moyen Age. La souffrance se mêle à l’atroce. Tyrannie et fanatisme islamique fauchent  tout sur leur passage. Le crime se déguise en mission divine et les fans du macabre  se retrouvent dans leur égarement. Il n’y a pas de retour en arrière possible. Ils poursuivront la déshumanisation de tous ceux qui ne répondent pas à l’appel du fanatisme. La mort décapite par milliers et l’urgence en appelle à la solidarité internationale.

La Syrie et l’Irak se désagrègent. Les pays voisins comme la Jordanie,  le Liban mais aussi la Turquie  ont largement pris leur quota de réfugiés.  Jusqu’à quand pourraient-ils encore tenir?  Le crime se poursuit.  L’intervention  des forces alliées n’a pas encore atteint le niveau suffisant pour éradiquer complètement le chaos. Quant aux autres pays arabes, l’inaction est la règle. La solidarité au sein de la « oumma des croyants » s’éclipse. Les monarchies du golfe sont préoccupées à construire les plus grandes tours dans un désert qui n’est pas leur cadre naturel et se contentent de lâcher quelques miettes afin de mieux s’enfermer. Le Koweït le Qatar et l’Arabie Saoudite ferment leurs portes. Ils laissent aux mécréants la lourde tâche de secourir des milliers de personnes qui pour la plupart partagent leur croyance religieuse. Ils pourront toujours par la suite chercher la paille qui est dans les yeux de l’Occident, pour faire oublier les poutres qui sont dans les leurs.

Aujourd’hui, le plus important est d’accueillir et d’aider ces réfugiés qui ont fui la mort et se retrouvent parmi nous. Même s’ils n’ont pas vocation à y rester, nous ne pouvons pas baisser les bras dans une indifférence totale comme s’ils étaient là par un choix capricieux pour déstabiliser nos sociétés.

Nul n’est dupe des difficultés actuelles de l’Europe. Nous sommes pour la plupart d’entre nous lourdement endettés,  en proie à un  chômage massif et en questionnement identitaire que l’afflux de nouveaux réfugiés à majorité  musulmane risque de relancer. Tout cela ne doit pas fermer les yeux devant ce drame ni  faire oublier notre histoire et nos principes. On s’occupe des urgences d’abord. Dans un deuxième temps et à froid, on retient les solutions qui défendent nos intérêts. Procéder en sens inverse ne ferait qu’alourdir la misère et le nombre de morts. Agissons d’abord et  donnons-nous par la suite le droit à sauvegarder nos valeurs  et nos intérêts.

Pierre Achard

 

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