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Si nous hésitons à franchir le pas et à agir, c’est aussi parce que nous avons souvent l’impression que la tâche est tellement difficile et que l’effort à déployer va au-delà de nos moyens. Cet effort s’apparente à une succession d’actes héroïques pour arriver à surmonter tous les obstacles. Il faut continuellement inventer des solutions adéquates comme si nous ne pouvions pas nous baser sur les expériences réussies des autres et leur emprunter les recettes qui ont fait leurs preuves dans des cas similaires.  A force de tout inventer, réinventer, innover et changer, la tâche parait largement au-dessus de nos moyens et nous abdiquons par peur de ne pas y arriver.

Retenons que  les meilleures solutions ne sont pas obligatoirement celles que nous inventons. Pourquoi ? Tout simplement parce que les autres ont aussi un vécu qui comporte des solutions transposables et qu’ils ont beaucoup à nous apprendre.

Le « not invented  here » syndrome correspond à une mentalité relativement figée qui se refuse à accepter toute idée dès l’instant où elle n’a pas été inventée sur place. Cette mentalité « restrictive »  reste l’apanage des équipes renfermées sur elles-mêmes et souvent incapables d’ouverture aux autres.

Nous n’avons pas besoin de réinventer la roue en permanence pour que notre action soit réussie. Nous n’avons pas non plus à rougir de recourir aux apports des autres pour les utiliser, les exploiter et les appliquer dès l’instant où ils ne sont pas protégés par des brevets d’application.

Le corolaire du “not invented here syndrome” est le “do it yourself, no matter what” ce qui veut dire “faites-le vous-mêmes » et le faire sans tenir compte de ce qui a été déjà réalisé par les autres. Un gâchis qui se fonde sur une erreur fondamentale : celle de croire que les autres sont moins compétents que nous ; en conséquence, tout ce qui n’est pas fait par nous n’a pas de valeur ajoutée.

Il s’agit d’un emprisonnement intellectuel grave qui nous paralyse, qui nous appauvrit et qui nous empêche d’avancer puisqu’à chaque fois il faut repartir de zéro. Dans une situation équivoque  telle que celle que nous vivons  aujourd’hui, qu’est-ce qui a été fait par d’autres que nous et qui leur a été bénéfique ? Sommes-nous plutôt de ceux qui construisent en intégrant  les idées positives, quelles que soient leurs origines ? Sommes-nous au contraire hermétique à toute idée venue d’ailleurs dès lors que nous n’en sommes pas les auteurs ?  Où nous situons-nous ?

Nous disposons d’un capital intellectuel diversifié et capable de nous permettre de suivre ce qui se fait de mieux autour de nous, de détecter ce qui ne va pas ou qui se détériore et d’adopter en les adaptant, les idées venues d’ailleurs qui nous enrichissent

Pierre Achard

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