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Dans la nature,  les animaux ne parlent pas et ne portent aucun vêtement. C’est pourtant ce que Disney s’évertue à faire croire à nos enfants. Avant lui,  Aesop puis La Fontaine ont eu recours aux fables et n’ont pas hésité à faire parler les animaux. C’était pour passer des messages forts que l’on reprend encore de nos jours.   L’on s’enrichit toujours à les lire.  Est-ce le cas en s’engouffrant dans le « Magic Land » de Disney ?  Nous n’en sommes pas là.

Toute la question est de ne pas se laisser intoxiquer exclusivement par une source, si puissante soit-elle, pour ne pas nous fermer à d’autres ouvrages pour enfants et d’autres créations.  La force est dans la diversité. Reconnaissons à Disney, la magie de la production, le pouvoir des médias et l’image. Allons trouver le sens ailleurs.  Ces travaux existent et les bibliothèques pour enfants en regorgent. Ils sont beaucoup moins coûteux et certains restent bien plus intéressants que ce que nous propose le colosse américain.  Comme le dit Patricia Ganea de l’université de Toronto : ils  offrent un niveau d’apprentissage plus réel et moins déroutant.

Dans la convivialité artificielle  à but lucratif qui se dégage des parcs d’attraction Disney, nous avons l’impression que les fondateurs tout comme les décideurs d’aujourd’hui   cherchent avant tout à créer puis à entretenir l’endormissement parental. C’est avec l’accord de ces derniers que les enfants se ruent sur des gadgets parfois de grande laideur mais  transformés par la magie des personnages mythiques que Disney met en avant.  «  Achetez ne vous en déplaise et surtout revenez nous voir avec vos enfants. A nous de leur donner les arguments qui nous garantiront votre fidélité ».

La force de Disney vient de la confiance aveugle que les parents leur accordent. Ces derniers  adhèrent sans réfléchir à  tout ce qui porte le label du géant américain. Pourtant, certains détails devraient nous faire réfléchir. Notre incrédulité leur est précieuse.

Simba, Jessica Rabbit; la petite sirène, Peter Pan; Pinocchio et bien d’autres sont là en mission pour maintenir la pression marketing que nous retrouvons à tous les coins  de rue à travers le monde.   Certains de ces personnages largement racontés avant Disney donnent l’impression d’être devenus des exclusivités du colosse américain. Ils sont les témoins d’une mainmise intellectuelle et d’un appétit redoutables du colosse qui n’a pas fini de grandir.

Les « humains déguisés en animaux » prennent leur part au jeu. Ils sont payés pour impressionner nos enfants. Ils ont pour tâche de  créer une Disney-dépendance qui devrait se transmettre de génération à l’autre. Tous se rejoignent pour souffler aux oreilles de nos chers bambins les arguments imparables qui pousseront les parents à les amener au parc puis à acheter tant de gadgets sans valeur esthétique.  Ils se relaient pour être vus de nos enfants et les attendrir. Ils nous font le plaisir de se laisser photographier avec nos chers petits. La photo sera longtemps affichée au domicile et montrée aux membres de la famille. Disney suscite ainsi des vocations et s’assure une publicité gratuite à domicile et sans frais.

Les sourires qu’affichent ces « humains déguisés en animaux » cachent souvent une dure réalité ;  leur humiliation pendant de  longues heures dans la chaleur et la sueur à attendre l’arrivée de nos descendants.  N’hésitons  pas à expliquer à nos enfants les règles du jeu pour ne pas les laisser dans l’illusion d’un monde paradisiaque sans lien avec celui dans lequel ils vivront

Après  l’accueil chaleureux de Pluto, les grimaces de Donald Duck ou les bisous que distribuent généreusement Mickey et  Minnie nous sommes sous le charme et prêts à tout accepter. Apparaissent alors des personnages plus récents dont la championne toutes catégories reste la « reine des neiges ».

Avec Mickey Mouse la bêtise garde ses droits sous une avalanche d’images qui font rêver. Nos filles sont des princesses, elles seront obligatoirement belles et devront attendre  le prince charmant des années cinquante.

Pierre Achard

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