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Julie se trouve suffisamment laide pour perdre goût au contact avec les autres et se mettre en rupture avec elle-même. Une laideur souvent exagérée de toute pièce et que ses proches qualifieraient volontiers d’imaginaire. En écoutant son entourage, l’on s’aperçoit que non seulement son physique tient la route mais qu’elle plait également à de nombreux prétendants. Alors, où est le problème ?

Plaire à de nombreuses personnes n’est pas plaire à tout le monde et probablement pas à la personne que Julie désire attendrir. Le réflexe qui consiste à rechercher systématiquement la moindre asymétrie physique pour justifier l’éloignement voire le rejet des autres devient la règle. Julie trouve toujours un détail qui dérange.  Ses cheveux, la forme de son visage, son poids, sa taille, son acné, enfin, une cicatrice d’enfance passent au crible. Elle finit par trouver le détail immense qu’elle rend responsable de ses douleurs. Désormais, elle va centrer son attention et celui des autres sur son point de vulnérabilité. Voilà de quoi la conforter  dans ses inquiétudes.

Chez Julie, l’idée que quelque chose ne va pas s’installe et progresse. Elle parasite ses pensées et retentit durablement sur ses activités. Il lui est difficile de s’en défaire ; pourtant, elle est pleinement consciente de leur caractère irrationnel et fabriqué de toutes pièces par son imagination.

Ce que Julie ne dit pas, c’est qu’elle situe inconsciemment les critères de beauté au niveau des attentes que les médias affichent en première page. Un niveau difficile à atteindre. Il faut ressembler à « ça » sinon rien. La voilà partie à la quête d’une perfection qui lui échappera quoiqu’il advienne.  Tous les ingrédients sont là pour que Julie finisse par détruire l’image qu’elle a d’elle-même.

Est-elle vraiment si vilaine qu’elle semble dire? Est-ce bien le regard des autres qui   l’inquiète ? Ne serait-elle pas en train de leur faire dire ce qu’elle souhaite qu’ils disent ;  sans en être convaincue? Entre laideur et beauté, Julie a de la marge. Sa place est entre ces  deux extrêmes.

Avec le temps, le besoin d’une réparation chirurgicale s’invite au débat. Malheureusement d’une intervention à l’autre, la faille perçue se maintient voire s’aggrave tout particulièrement aux yeux de Julie. Elle s’embarque dans un cercle vicieux dont elle aura du mal à s’en sortir.  Pourquoi ne pas cibler les paramètres qu’elle peut contrôler comme le poids, l’harmonie des couleurs et la communication plutôt que de vouloir remodeler l’entièreté de son look.

On ne peut pas plaire à tout le monde. Cela ne veut pas dire qu’on ne plait à personne.  Julie a tort de rejeter systématiquement l’intérêt qu’on lui porte. Si rien qu’un petit nombre d’individus pensent qu’elle en vaut la peine, c’est qu’il y a du vrai là-dedans !

Pierre Achard                                                                                                                                                                               Vous aider à changer

 

 

 

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