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On les voit souvent allongés dans leur lit les yeux grand ouverts. Ils ne disent rien ou se parlent à eux-mêmes. Vont- ils jusqu’à se raconter des histoires, nul ne pourrait le savoir. Le résultat est le même: l’endormissement ne vient pas et la phase de veille se prolonge parfois au-delà de ce que le milieu peut tolérer.

Parmi les veilleurs chargés de suivre les jeunes en institut, nombreux sont passivement empathiques. Cela veut dire beaucoup de bonnes volontés mais des moyens limités. Il faut savoir que dans un environnement où plus de 80% des résidents peuvent  présenter des troubles du sommeil, un veilleur à lui seul ne peut tout assumer ;  encore faut-il pouvoir  l’aider.

Excédés, les moins assoupis finissent par se lever du lit. Ils se remettent à jouer. Cela complique tout car maintenant, il faut non seulement  interrompre leur activité mais le faire avec suffisamment de tact pour les remettre au lit. Voilà des tâches difficiles à réussir en famille. Qu’en serait-il dans un internat ?

Il n’échappe à personne que le  premier qui se lève ne manque pas de faire du bruit. Il finit par réveiller les autres. Voilà une journée qui commence bien avant le lever du soleil et le résultat est loin de plaire à tout le monde ; surtout si le scénario est appelé à se reproduire plusieurs nuits. . Au lever,  les résidents affichent leur fatigue par manque de sommeil. Certains dorment lors des déplacements en autocar ; d’autres somnolent toute la journée et baillent impunément comme pour rappeler combien la nuit fut courte.

Deux questions se posent. Quand doit-on parler de troubles du sommeil ? La réponse est facile. On en parle, chaque fois que le jeune reste éveillé longtemps dans son lit. On l’évoque aussi lorsque le réveil est précoce et que la durée moyenne du sommeil reste inférieure à celle que l’on préconise pour son âge chronologique.

J’ai connu en colonie, un jeune autiste qui avait du mal à se détendre et à se relaxer. Etait-ce de l’angoisse, probablement. Une fois les yeux ouverts, il s’arrangeait pour réveiller les autres. Cela le sécurisait. Certains de, ses collègues n’en demandaient pas mieux. Simplement que la gestion du chaos ainsi créé, n’est pas toujours une partie de plaisir.  Il reste un espoir : celui de voir les troubles du sommeil se réduire avec l’âge. Ce n’est pas garanti ; mais c’est la norme.

Pierre  Achard

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