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Arrêtons-nous un instant pour suivre du regard un jeune patient introduit par la secrétaire dans le bureau d’un ophtalmologiste qu’il venait consulter. C’était sa première visite et franchement, il avait du mal à imaginer ce qui allait se passer. Inquiet de se retrouver seul face à des planches anatomiques longeant les murs, notre patient attend non sans angoisse l’apparition de son médecin. Ce dernier finit par se pointer de blanc vêtu. Portant des lunettes larges et épaisses, l’ophtalmologiste esquisse un grand sourire comme pour détendre son patient. Il l’invite à prendre place et d’un ton ferme lui demande le motif de sa visite.

  • « Je viens consulter parce que ma vision baisse et que je n’arrive plus à lire comme par le passé ».
  • Du mal à lire! reprend le médecin.
  • Oui, confirme le patient.

Un peu mal à l’aise, il suit du regard les gestes peu rassurants de son ophtalmologiste. Ce dernier retire ses propres lunettes et les lui tend en murmurant : « Voilà des années que ces lunettes me permettent de lire. Tenez! je vous les donne! »

Un peu étonné, notre patient a du mal à comprendre mais le médecin le rassure : ces verres m’ont fait beaucoup de bien, il n’y a pas de raison qu’il n’en soit pas de même pour vous! Le patient exécute les consignes et à sa grande surprise le port des lunettes n’améliore en rien ses problèmes car à présent, non seulement il ne voit toujours pas de près, mais sa vision de loin accuse à son tour de sérieux déficits

Cet exemple a été rapporté par S.R. Covey dans son excellent ouvrage, « The 7 habits of highly effective people » ; il est certes caricatural mais il montre clairement à quel point il est important de poser un diagnostic avant tout geste thérapeutique. Simplement prendre le temps de savoir ce qui ne va pas avant de se lancer à résoudre un problème que l’on n’a pas encore cerné. Dans notre exemple, il aurait suffi d’écouter le patient puis de l’examiner avant de se précipiter à lui proposer une solution. Car  seul un diagnostic précis d’une difficulté que nous rencontrons  nous permettra de lui faire face.

Je  rapporte cette histoire également parce que nous sommes nombreux à croire aux solutions universelles, voire passe-partout. Je pense que c’est une erreur de le croire.  Ce qui a marché pour l’un ne marchera pas obligatoirement pour l’autre. C’est tout le danger du langage autobiographique. « Ne t’inquiète pas mon fils, je suis passé par là et voilà ce qui arrivera ».  Erreur ; il n’arrivera pas obligatoirement la même chose car d’ici là, beaucoup de choses auront changé.

Garder son authenticité y compris dans les solutions que nous retenons, voilà une approche qui confirme l’originalité de chacun. Elle véhicule un potentiel en chacun d’entre nous qui ne demande qu’à s’exprimer.

Pierre Achard

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