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En ce temps vivaient dans un immeuble de standing plusieurs couples sans enfants ;  épris d’art, de littérature et de démocratie. Une vision d’avenir sans relève les plonge dans l’angoisse. A défaut de se reproduire ils décident de s’ouvrir. Une empathie par nécessité s’empare d’eux. Il faut combler un vide ou disparaître.  L’immeuble dans lequel ils vivent  affiche dès lors, portes-ouvertes aux demandeurs d’asile. L’accueil ne se fait pas par gaîté de cœur mais par nécessité. Le tout, sans discrimination de sexe, de couleur de peau, de religion ou de condition sociale. Il faut impérativement assurer le remplacement des générations vieillissantes par un solde migratoire positif. Les personnes seront encouragées à venir occuper les appartements vides. On ne se préoccupe nullement de la capacité des habitants de l’immeuble à intégrer les nouveaux arrivants. Il faut faire vite. Il faut faire stratégique et le reste suivrait.

Le flux migratoire commence et l’immeuble retrouve son activité. Les arrivants font appel à leurs proches et leur nombre croît. Nombreux finissent par s’intégrer. Ils répondent ainsi aux objectifs des habitants de l’immeuble. Progressivement ils consolident leur appartenance  et  leur engagement aux côtés de ceux qui les ont accueillis. Ils deviennent  ainsi, des acteurs économiques incontournables et vecteurs de diversité citoyenne enrichissante..

Parmi les  arrivants, un à trois pour cent  semblent refuser l’adoption plénière qui leur est accordée. Ils ne savent plus ce qu’ils recherchent et rêvent de créer en terre d’immigration un environnement semblable à celui qu’ont connu leurs parents. Nager à contre-courant n’a jamais été simple. A coups d’oppositions, ils  se mettent en marge de la société qui les accueille. Ils nourrissent  à son égard une haine qui va en grandissant. Pas question de repartir au pays des pères. Pas question de se fondre dans la masse. Pour sortir de l’impasse, il faut se venger et laver ainsi un vécu douloureux qu’ils n’auront fait qu’aggraver.

L’ennui, la haine, la victimisation irresponsable les conduiront sur le chemin de la violence. Ils contestent, se révoltent et se déclarent en guerre contre tous ceux qui de près ou de loin ne partagent pas leurs points de vues extrêmes.  Tel un perdant qui trouve toujours plus perdant que lui qui l’admire, ils finissent par se regrouper entre amis, entre frères ; tous unis dans la haine et la soif de vengeance.

Leurs discours et leurs fréquentations  sont  stéréotypés. Ils intriguent leurs proches qui décident de ne rien voir. Les quelques rares indices qui éclatent au grand jour ne suffisent pas à éveiller les soupçons. La radicalisation est en marche. Elle les envahit  au plus profond d’eux-mêmes. Ils ne tarderont pas à passer à l’acte.

Le mot « rupture » est sur toutes les lèvres.  Tout a changé de l’intérieur.  Ces djihadistes-en-devenir,  s’enferment dans la haine.  Leurs proches soupçonnent quelques indices mais ne veulent pas les prendre au sérieux.  Ils feront semblant de ne rien voir. Ils minimisent  la réalité qui se dessine à grands  pas. Ils gardent l’espoir de mettre un terme à la rupture. Avec le temps, les indices se multiplient et se surajoutent. La rupture devient radicalisation.

Pierre Achard

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