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Il est plus confortable de traiter les causes d’un problème lorsque ces dernières sont connues. Il est inversement plus difficile de trouver la même efficacité lorsqu’aucune explication n’est rattachée au problème évalué. Ces constats ne doivent pas justifier le recours compulsif à l’analyse interminable du problème sans jamais passer à la décision puis à l’action. Inversement à trop vouloir survoler un problème vous prenez le risque de ne pas aller au fond des choses, de ne pas comprendre les difficultés que vous traitez et de prendre la mauvaise décision. Il faut donc respecter l’équilibre entre la recherche d’informations et la décision qui en découle.

Règle N°1 : Concentrez votre attention sur les solutions. Ne vous lamentez pas. Vos  plaintes prolongent les  problèmes qu’elles font revivre. Votre entourage en a assez de vous entendre répéter les mêmes choses à longueur de journée. Votre cerveau lui-même décroche lorsqu’il entend la même version pour la énième fois sans voir venir la moindre ébauche de réponse aux problèmes posés.

Règle N°2 : Vos gémissements finissent par déranger. Ils prolongent le problème au lieu de le régler. Méfiez-vous des solutions qui engendrent de nouveaux problèmes ou qui ne sont que de fausses solutions. Un problème à moitié traité est toujours en attente de réponse.

Règle 3 : En cédant à la facilité, vous entretenez votre questionnement ; vous restez dans le problème. Lucie  se fait aider par Liliane,  une employée de maison qui vient s’occuper de son jeune Nicolas. Ce matin, Liliane est en retard et Lucie  s’impatiente.

Lucie : Vous n’avez pas l’air en forme ce matin

Liliane : Je me suis réveillée tôt pour être à l’heure chez vous. En plus il y avait un retard dans le métro.

Lucie : Ça ira mieux ce soir.

Liliane : Pensez-vous ? C’est encore plus chargé dans le sens Paris –banlieue. Je m’attends au pire.

Liliane ne remonte que les problèmes. Elle trouve toujours une raison d’insatisfaction. Elle se plaint comme elle respire et cela n’amuse plus personne. Auriez-vous aimé avoir Liliane pour collaboratrice ? J’en doute.

Vous allez maintenant reprendre le cas précédent en supposant que Lucie  avait Paula pour employée de maison et non Liliane. Ce matin, Paula est en retard. Lucie : Vous n’avez pas l’air en forme ce matin.

Paula : Je me suis réveillée tôt. Je suis contente d’être à l’heure.

Lucie : J’apprécie beaucoup vos efforts.

Paula: Allez à votre travail, je m’occupe du reste.

Lucie : Malheureusement je n’ai pas pu acheter du yaourt fruité pour Nicolas.

Paula : J’ai toute la journée pour le faire. Ne vous faites pas de soucis, je m’en occupe.

Paula s’exprime en termes de solutions et non de problèmes. Il y a fort à parier qu’en évoquant des solutions, un sourire se dessine sur son visage. Anticiper uniquement les problèmes finit par graver la morosité sur vos visages anxieux.

Il y a une grande différence entre un discours centré sur les problèmes et un autre centré sur les solutions. Tous deux  imprègnent à la fois votre lecture des événements et votre comportement.  Il est bien plus agréable de travailler avec des personnes optimistes et souriantes que de devoir sans arrêt consoler des inconsolables. Ils reviendront à la charge dès qu’ils en auront l’occasion.

Pierre Achard

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