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Toute personne hospitalisée est fragilisée par sa maladie. L’anxiété active en elle  la fibre religieuse. La voilà tentée de recourir à Dieu  dans un geste spontané qui prolonge ses croyances.  Elle doit pouvoir manifester ses opinions religieuses le plus librement possible. Nul ne peut se permettre de la contrarier dans ses  convictions. Le personnel médical qui l’entoure doit également faire preuve de tolérance et de neutralité.

Néanmoins, la libre pratique du culte ne doit en aucun cas porter atteinte à l’égalité de traitement auquel tous les patients ont droit quels que soient leurs origines, leur couleur de peau, leur condition sociale ou leur religion. A l’impératif d’égalité s’ajoute celui du respect de la liberté d’autrui et l’impératif d’une bonne dispensation des soins. Après tout, l’on ne se rend pas en visite organisée à l’hôpital et ce n’est pas toujours de plein grès que l’on accepte les examens et les soins qui nous sont proposés.

En règle générale, la liberté religieuse  ne doit en aucun cas troubler la qualité des soins, les règles d’hygiène, la tranquillité des autres patients et bien entendu, la bonne marche du service hospitalier. Souvent, ce n’est pas le malade qui pose problème mais ceux qui l’accompagnent.

Que dire de certaines pratiques qui créent souvent des difficultés.  Le refus de transfusion sanguine, le choix du médecin traitant en fonction de son sexe, une alimentation spécifique ou un jeûne religieux bien contraignant.

Les pratiques adaptées aux convictions religieuses seraient envisageables à condition de ne pas s’opposer aux recommandations médicales. Le recours à un modérateur peut s’avérer utile. Mais que l’on ne se fasse pas d’illusions :  personne ne peut aller à l’encontre du tour de garde des médecins, de l’organisation des consultations et des exigences de continuité des soins. Ce qui prime avant tout, c’est la vie du patient et ce, quelle que soient ses croyances religieuses.

Se posera un jour l’interdiction du port du voile pour les médecins  hospitaliers. Elle est nécessaire dans le respect de la  neutralité de la fonction de soins. Elle garantit l’égalité de traitement des malades et évite les  réclamations des patients au nom de la laïcité.

Pierre Achard

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