• Plutôt responsables que victimes : la volonté d'agir et de changer
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Nos bibliothèques sont riches de romans racontant les traumatismes de l’enfance et leur impact sur la maturité adulte. Le septième art a pris la relève et les films ne manquent pas de montrer le retentissement émouvant d’un traumatisme dans l’enfance sur le comportement adulte. Tout porte à croire que la fatalité pèse sur nous et que nous sommes condamnés à la subir. Tant que nous nous positionnons  en victimes, nous restons au cœur du problème, nous avons du mal à nous en sortir et la solution reste éloignée de nos préoccupations.

Réfléchir en termes de solution passe par la « responsabilisation » de chacun d’entre nous.  C’est le point de départ d’une dynamique de sortie de crise,  à la recherche de solution. Inversement, si nous refusons d’assumer la responsabilité de nos actes, nous augmentons notre vulnérabilité sans pour autant régler le moindre problème..

L’étude menée par T. Mormoiron est intéressante. La scène se passe à la plage où un « promeneur anonyme » choisit d’installer ses objets personnels  à quelques mètres d’un couple de vacanciers. A peine installé, le promeneur abandonne ses affaires à terre et se dirige vers la mer. Un acteur jouant le personnage d’un voleur et  participant à l’étude se rapproche alors des objets personnels laissés sur le sable et s’en empare  malgré la présence du couple de vacanciers.

Répétée, cette expérience a permis de démontrer que  tant que les vacanciers n’avaient pas été explicitement sollicités par le « promeneur anonyme » pour prendre soin de ses  objets  pendant son absence, le voleur ne faisait face à aucune opposition et parvenait sans difficultés  à ses fins. Le problème devient totalement différent lorsque la responsabilité des vacanciers est engagée.

En effet, en désignant le couple de vacanciers responsables de la surveillance de ses objets, le promeneur anonyme a mis un terme à leur conduite passive puisqu’il les a directement impliqués dans le processus de surveillance. Indirectement il leur fait partager ses soucis. Ainsi, l’appropriation du problème fait apparaître une forme d’obligation de résultats ce qui accélère le passage à l’action.

La victimisation nous maintient dans le passé et perpétue le problème.

  1. Problème + Responsabilisation= Solution au problème
  2. Problème + Victimisation= Permanence du problème
  3. Réfléchir en termes de solution passe par la « responsabilisation » de chacun d’entre nous.
  4. Refuser d’assumer la responsabilité de nos actes, augmente notre vulnérabilité sans pour autant régler le moindre problème.
  5. Notre statut de victime suffit à expliquer à la fois le problème et notre incapacité à y faire face

Pierre Achard                                                                                                                                                         Vous aider à changer

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