• Plutôt responsables que victimes : la volonté d'agir et de changer
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On raconte qu’un jour, un livreur se pointe au secrétariat du Professeur Tores  pour lui livrer un document urgent. La secrétaire le prie de bien vouloir attendre le retour du professeur en l’assurant que l’attente ne serait pas longue. Les premières minutes passent  et paraissent insupportables. Une heure s’écoule, puis deux et  le livreur fidèle à son engagement décide d’attendre coûte que coûte. Une semaine plus tard, il est toujours en salle d’attente. La secrétaire est confuse et le professeur introuvable. Le mois touche à sa fin, le semestre le suit. Notre livreur attend toujours de remettre au Professeur Tores et en main propre, le paquet étiqueté, « urgent ». Une année passe, puis deux et voilà qu’au bout de la septième année, le livreur est nommé professeur en remplacement de celui qu’il ne voyait toujours pas arriver !

L’illusion véhiculée par cette histoire est que plus on cultive sa patience et moins on fait de bruit et plus les chances de progression sont grandes. En réalité, si l’attente est souvent nécessaire avant de s’engager dans une nouvelle voie, c’est au cours de l’immobilisme que l’on se fait surprendre. Autrement dit à trop vouloir attendre, l’on décidera à notre place et le changement risque alors d’être plus douloureux.

Désormais la vigilance doit être de rigueur quelle que soit notre fonction. L’équation est la même pour tous. Si l’entreprise doit s’adapter en permanence pour rester compétitive et survivre, elle ne peut le faire qu’avec des salariés ayant eux-mêmes compris l’importance de l’adaptation permanente. Ceux qui ne veulent pas comprendre la règle du jeu, se verront tôt ou tard les victimes des chantiers de restructuration qui s’installent partout et qui continueront à se développer.

Peu d’individus se laissent prendre par surprise. Par contre, nous sommes nombreux à nous enfermer dans l’immobilisme au point de voir s’amplifier le déséquilibre entre le changement qui s’opère à l’extérieur de nous par rapport à notre propre changement. Ce déséquilibre nous anesthésie, et au réveil, nos illusions font place à la réalité. Si la « chance favorise les esprits préparés», la surprise n’étonne que ceux qui n’ont pas voulu regarder autour d’eux.

Pierre Achard                                                                                                                                                         Vous aider à changer

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