• Plutôt responsables que victimes : la volonté d'agir et de changer
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La violence physique faite aux femmes revêt plusieurs formes et ses manifestations sont variées et imprévisibles. Peu importe leur nombre, chacune des victimes est une victime de trop. Chaque acte de violence est insupportable et doit être combattu avec fermeté et sanctions à l’appui.

Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, les hommes aussi peuvent être victimes. Faisons un effort pour l’admettre car on est tellement habitué à les considérer comme les bourreaux que le rôle de victime a du mal à passer. Même si les hommes battus ne courent pas les rues, il faut savoir qu’ils existent. Souvent leurs réputations d’agresseurs passent sous silence qu’ils peuvent eux-mêmes faire l’objet d’actes odieux de la part de leurs partenaires

La plus grande vulnérabilité physique de la femme explique certes les raisons pour lesquelles elles paient un lourd-tribu à la frustration incontrôlée de leurs partenaires. Il faut être lâche pour agresser un faible ; il faut être drôlement frustré pour se laisser entraîner dans la violence. Sans nous positionner en moralisateur, disons que l’atrocité du geste est toujours proportionnelle au niveau de lâcheté de l’agresseur.

En regardant de plus près, on a s’aperçoit qu’une histoire familiale de violence se répète d’une génération à l’autre. L’enfant qui a assisté à des scènes de violence dans sa famille, aura plus  de chance de devenir à son tour, un adulte violent. Il faut s’en souvenir pour agir préventivement et non pour culpabiliser ou faire croire à l’imminence obligatoire de  la récurrence familiale avec passage à l’acte. La violence du père  ne fera pas obligatoirement de son fils un agressif. Le passage à l’acte ne se transmet pas comme on peut céder un objet d’art.

Dès l’instant où la probabilité de survenue d’actes cruels se confirme, il faut doubler de vigilance et réagir avant qu’il ne soit trop tard.

Mon expérience acquise lors du suivi de personnes en difficulté m’a profondément convaincue de la nécessité d’agir activement sur les mentalités des hommes pour les préparer  à respecter  l’indépendance de leurs conjointes. Sans ce respect, la frustration engendrée par l’impression de perdre un objet à soi, sa femme,  pousse au dérapage et à l’agressivité.

L’histoire nous apprend qu’il y a souvent un décalage entre l’attente des femmes et la préparation mentale des hommes à intégrer ce qu’elles demandent. Les premières avancent plus vite et plus elles progressent plus les hommes ont peur de perdre leur domination vieillarde sur elles.

Dans les sociétés en quête de liberté et de démocratie, il suffit de brimer les femmes pour les maintenir sous tutelle et prolonger le sous-développement.. Oui, il faut aider les hommes  à gérer leur frustration, leur colère, et leur volonté aveugle de commander.  Le concept de sexe dominant relève encore d’un passé qui n’a toujours pas disparu. Il n’est pas prêt de revenir non plus, là où les femmes ont vécu leur liberté. Un clin d’œil à celles qui n’ont toujours pas compris,  et elles sont nombreuses,  que la liberté dont elles bénéficient n’a pas de prix.

Pierre  Achard

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