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Toute réflexion portant sur une vérité ressentie, démontrée ou proposée ne saurait rester indifférente à la culture, à l’histoire ni aux irrationalités qui nous ont imprégné tout au long de notre parcours de vie. Ce qui est vrai pour les uns n’est pas obligatoirement ressenti comme tel par les autres. L’évidence reconnue des uns ne semble pas enthousiasmer les autres et l’on aurait tort de sous-estimer la difficulté de convaincre chaque fois que la thèse à défendre va à l’encontre de la culture. Pour autant, il ne me parait pas prudent de dire qu’il y a plusieurs vérités car se faisant, nous imposons aux autres notre point de vue sans leur donner la possibilité de le contester. Le prisme à travers lequel chacun de nous retrouve sa vérité explique cette divergence.

Certaines théories scientifiques établies sont de nos jours claires et indéniables. Il n’y a aucune raison de soutenir que notre monde n’a que 10 000 ans d’existence ou de contester les théories de Darwin, largement confirmées par les preuves scientifiques. Néanmoins, le passage de l’ombre à la lumière se fait avec une phase de transition longue et périlleuse. On ne remet pas en question des croyances ancrées depuis la naissance sans se heurter à un mur culturel. Toutes invraisemblables se trouvent conforter par des croyances qu’on aura du mal à contester. La foi reste l’argument fondamental pour préférer délibérément l’irrationnel à la science.

Notre objectif dans ces quelques lignes, n’est pas de reprendre un débat sur ce qu’est la vérité. Nos philosophes ont déjà abordé le sujet sous tous les angles. Il suffit de lire tout ce qui a été dit et continue à se dire sur le sujet pour comprendre. Nous ne voulons pas non plus faire le tri entre bonne et moins bonne vérité. Nous voulons tout simplement lancer un appel à plus de tolérance et de compréhension pour ne pas condamner rapidement ceux qui hésitent lorsque les preuves sont là. On ne renonce pas à un patrimoine appris par la seule magie de la conviction. Une subjectivité ancrée en chacun d’entre nous résiste à la rationalité. Elle persiste et transparaît à travers les définitions, le langage et les détours que nous empruntons pour ne pas admettre ce qui est évident.  Zigzags et virages les plus inattendus sont à notre disposition pour ne pas adhérer à la raison.  Le surnaturel que nous continuons d’évoquer en attendant que la science apporte son éclairage nous donne l’illusion d’une vérité immuable que l’on n’a toujours pas démontrée. Viendra peut-être le moment où la vérification de ce que nous avançons s’imposera.

Une question reste prioritaire. Qu’allons-nous enseigner à nos enfants ? Les vérités scientifiques ou les croyances ancestrales qui les empêcheront plus tard de comprendre et d’argumenter. Cette interrogation se pose à l’échelle nationale car si nous voulons poursuivre notre rôle de leader parmi les nations modernes, nous devons encourager auprès de nos jeunes l’interrogation, le doute et la méthode scientifique. Autour de nous, ceux qui ont abandonné cette voie sont restés au Moyen Age scientifique et ne pourront pas s’en sortir tant que l’irrationnel l’emporte sur le réel.

Pierre Achard

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