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S’il y a un sujet qui divise y compris les membres d’une même famille c’est bien celui des croyances religieuses. Au-delà des valeurs partagées, des racines communes et d’un vécu profondément interconnecté ; il suffit d’afficher un désaccord entre les croyances religieuses pour que tout s’assombrisse. La foi d’un être humain est sans doute l’attachement le plus fort qui soit. Elle s’inscrit dans un réflexe de survie que chacun développe au fil du temps. Elle cumule l’a priori, les irrationalités, les superstitions et les convictions que l’on décide d’adopter ; le tout, en l’absence de la moindre preuve objective justifiant nos choix. Les interlocuteurs donnent l’impression d’échanger entre eux lorsque chacun se contente de parler à lui-même.

Evitez d’aller sur le terrain religieux et surtout respectez les croyances des autres car pas plus que les vôtres elles ne sont scientifiquement plausibles.

Les échanges sur les thèmes religieux restent ainsi des monologues entre adultes sourds. On affiche un semblant de tolérance. On n’écoute pas ce que dit l’interlocuteur qui en fait  de même. On hoche la tête pour faire croire à notre indulgence. Le langage corporel contredit en permanence nos propos.  Notre comportement laisse deviner notre désaccord. Le ton monte par moments puis redescend. On confisque la parole autant de fois que l’on peut. On  la cède lorsqu’on ne peut pas faire autrement. En attendant le mésentente reste et se creuse. Dialogue de sourds certes, mais on veut croire à l’échange.

On ne peut avoir raison contre des arguments purement subjectifs. Afficher  une fausse-ouverture ne trompe personne. L’enfermement idéologique éclate au grand jour

Le hiatus cultuel et culturel se creuse chaque jour davantage entre les protagonistes. Comment faire vivre sous un même toit, ceux qui revendiquent  leur droit à l’expression libre et sans tabous avec ceux qui rappellent sans se lasser, qu’en matière religieuse, chacun détient l’unique vérité et qu’il n’est pas prêt à en débattre.

Entre un humour jugé  blasphématoire qui fige les uns et les autres dans leurs retranchements et la liberté de dénoncer des réalités insupportables, seul un juste milieu maintiendrait la voie du dialogue –  il porte un nom : la rationalité.

Pierre Achard

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