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Avant l’âge de deux ans, ne laissons  pas nos enfants devant un poste de télévision. Ne nous laissons  pas séduire par des affirmations sans fondements ; qui prétendent produire des émissions faites sur mesure pour accélérer leur développement. Curieusement, celui-ci se fait au milieu de publicités présentant des jouets de toutes les couleurs, des poupées façonnées pour séduire ou tout autre produit , montré avec le seul objectif d’être repéré, recherché et de préférence acheté par les parents.

On dit même qu’à l’approche de Noël, le fabriquant met l’accent sur un jouet en particulier que les enfants finissent par adorer et bien entendu à demander au père-Noël. Comme par enchantement,  il y a rupture de stock. Les jours se suivent et aux fêtes de fin d’année, l’objet tant revendiqué est toujours introuvable. Les parents sont dans l’obligation de le substituer par autre chose. Une fois les fêtes terminées et par miracle marketing, le jeu réapparaît sur le marché. Les enfants sont rappelés à l’ordre. Les parents le commandent et ne s’aperçoivent pas que les publicitaires venaient de leur faire acheter deux jouets au lieu d’un.

Autour de deux ans, prendre le temps de regarder son enfant, de partager,  de rire, de câliner, de montrer des images, de chanter, d’écouter ensemble une musique adaptée et d’échanger ; voilà ce qui accélère son développement, suscite sa curiosité et encourage l’imitation de ce que font les parents. L’apprentissage dans ce contexte se fera en imitant et non en regardant un cartoon d’une débilité qui n’échappe pas aux plus incrédules d’entre nous.

Ce qui est vrai avant deux ans l’est aussi pour les adultes.  Autant dire que la télévision n’augmente pas nos capacités intellectuelles ; bien au contraire. Nous ne sommes pas plus intelligents après avoir suivi des jeux ou des programmes aux heures de grande écoute.  On a même par moments l’impression d’avoir perdu quelques points de QI à suivre des animateurs ne reculer devant aucune balourdise pour gagner en parts de marché. A vingt heures, de jolies présentatrices s’évertuent à nous distraire plutôt qu’à nous informer. La qualité n’est pas une notion cognitive et ne se mesure pas en niveau d’acquisition mais en attractivité subjective. Celle-ci doit être suffisamment forte pour  retenir le téléspectateur et l’empêcher d’aller admirer l’animatrice de la chaîne concurrente.

Plus on regarde la télévision et à tout âge, nous nous laissons imprégner de sottises. Pour nous tromper, les metteurs en scènes s’arrangent pour que nous découvrions l’énigme un peu avant qu’ils nous la révèlent. Ils consolident ainsi notre impression d’être plus intelligents que la moyenne et surtout ils parviennent ainsi à nous fidéliser aux absurdités qu’ils nous resservent le lendemain.

Plus enfants et adultes y passent du temps, plus ils perdent de précieux moments à ne rien apprendre. Une page lue nous rapporte plus de quinze heures passées à regarder des émissions insipides.

Internet ne fait pas mieux. Bien entendu, tout dépend de ce que l’on regarde. Réfléchissons-y avant de passer notre soirée à zapper

Pierre Achard

 

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