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Il n’est pas de jour où l’on n’entende pas des voix nous dire à quel point il était nécessaire de réformer l’islam en France. Un consensus semble se dessiner autour du besoin de réforme. L’objectif affiché est celui de rendre l’islam de mieux en mieux compatible avec les lois et les valeurs occidentales.

Certains vont jusqu’à présenter des formules magiques, proposer des chartes, ou demander des concessions. Hélas, toutes semblent se diriger vers ce que Lord Cromer, consul Britannique en Egypte de 1883 à 1907 disait, « l’islam réformé n’est plus l’islam ».

La tâche est plus difficile qu’un simple tour de table. L’islam n’a connu aucune réforme depuis plus de 1400 ans et les efforts demandés à ses intellectuels et leaders est plus difficile qu’on veut bien le croire. Dans l’islam, la parole de Dieu est gravée dans  du marbre jusqu’à  la fin des temps. Le Coran n’est pas l’évangile. Il l’est bien plus :  puisqu’il exprime directement la parole divine qu’aucune voix humaine ne saurait déformer. Les Hadiths jouissent également de la même immunité puisque le prophète de Dieu est considéré comme l’ultime exemple à suivre et que rien ne saurait détourner l’attention de ce qu’il a pu dire, faire ou enseigner.

Les nostalgiques d’un Martin Luther dans l’islam devront patienter longtemps. Il y a de fortes chances que l’on continue à exécuter celui et celle qui blasphèment par soumission à Dieu et à sa parole. Sans oublier que pour réformer il va falloir mettre un terme à des recommandations jugées désuètes contenues dans la Charia et qui sont particulièrement cruelles, excessives et souvent expéditives.

Il faut faire confiance aux intellectuels de l’islam qui semblent avoir pris la mesure de ce que l’on attend d’eux. Il faut leur donner les moyens de réformer sans céder à la tentation de le faire à leur place. Lequel d’entre nous peut se donner le droit de réformer une foi qu’il ne connaît pas suffisamment ou qu’il ne partage pas.

Pourquoi tant de pression aujourd’hui ? Tout simplement parce que, confronté aux  menaces terroristes et aux attentats commis au nom de l’islam, l’Occident ne se contentera plus de solutions incomplètes comme par exemple, sélectionner des phrases pacifiques du Coran ou de faire un montage politiquement correct. C’est là toute la difficulté.

Il faut impérativement réussir, là où bien d’autres ont échoué. Le seul point d’inquiétude vient de la faible représentativité des réformistes par rapport à la masse des croyants. Pas grand-chose pour peser dans cette bataille qui vient de commencer et qui est plus longue que ce que nos candidats à la présidentielle veulent bien nous faire croire.

Pierre Achard

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