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Les certitudes affichées par les différentes religions sont transmises d’une génération à l’autre. On finit par ne plus s’interroger et encore moins chercher à comprendre. Rien n’y fait. Malgré l’énormité des affirmations, on continue à les admettre, à les justifier et surtout à les transmettre. Il y a parmi les valeurs culturelles une dont nous,  ne semblons pas pressés  d’intégrer: la rationalité.

Les vérités enseignées par les différentes religions monothéistes sont souvent contradictoires.  Chacune des religions revendique tenir la vérité, sa vérité à l’exclusion bien entendu de celle des autres. Le divin aurait ainsi écrit ou dicté des textes qui se chevauchent en s’annulant sans pour autant retrouver un dénominateur commun capable de rapprocher ses créatures.

Ce n’est pas le même Dieu que l’on retrouve dans les livres sacrés des religions monothéistes. On aurait pu imaginer des traits qui se complètent ou se renforcent. On aurait même espéré retrouver des messages de paix et de fraternité qui se regroupent. On s’aperçoit souvent du contraire. Des croyances diamétralement opposées. Un Dieu fait homme, un père éternel et tout puissant encourageant les fidèles à se retrouver, à bâtir ensemble et s’aimer. Ailleurs c’est un Dieu qui appelle à détruire tous ceux qui ne croient pas en lui et en son prophète. Lequel des deux faut-il croire?

La vérité subjective dépend du lieu où chacun est né. La vérité retenue sera différente pour celui qui naît en terre afghane et celui qui ouvre les yeux en terre chrétienne. La religion serait pour beaucoup un caractère génétique qui passe d’une génération à l’autre avant de s’éteindre ou de se radicaliser.  Dans ce contexte comment faciliter la cohabitation et l’entraide entre les peuples ? Pourquoi dresser les uns contre les autres ?

Dans un village lointain, les habitants n’avaient pas l’habitude de voir des personnes venues d’ailleurs. Ils partageaient dans leur enfermement les mêmes vérités. Lorsque d’autres cultures sont venues s’installer dans le village, l’équilibre précaire a été rompu. La maturité adulte a fait défaut aux uns et aux autres. Certains ont même essayé de scier la branche sur laquelle ils étaient accueilli.  Les villageois n’étaient pas persuadés de l’enrichissement que la diversité pouvait leur apporter. Les arrivants n’avaient pas la volonté d’accepter autre chose que ce qu’ils avaient coutume de faire. Ils voulaient à tout prix reproduire une société proche de celle qu’ils avaient connue. Chacun s’exprime et personne n’entend ce que l’autre dit. Un monologue collectif s’installe. Il se nourrit d’incompréhension, de rejet et aussi par moments de la volonté de nuire.  Pour que tout cela change, il faut innover et créer ensemble un avenir que l’enfermement culturel dans le passé ne permet pas de réaliser. Il faut que cela s’arrête.

Pierre Achard

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