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A peine entrés en classe de troisième et peut-être bien avant, nos enfants passent plus de la moitié de leur temps scotchés à leurs tablettes et autres médias dans une dynamique qui n’est pas prête de marquer la moindre pause. Les statistiques nous apprennent qu’entre 12 et 17 ans, ils sont plus de 90% à avoir navigué sur les réseaux sociaux et plus de la moitié se connectent sur internet à partir de leur smartphones.

Ces chiffres sont impressionnants quoique sous-évalués. Ils expliquent les raisons pour lesquelles, nos jeunes passent de moins en moins de temps avec leurs proches. Un isolement qui ne manque pas d’inquiéter parents, enseignants et tuteurs. Avec une marge de manœuvre qui se réduit inéluctablement au fil des jours, peut-on  encore prétendre au « tout-bénef » d’Internet ?

Il faut reconnaître l’extraordinaire ouverture que permet l’innovation technologique et la rapidité à laquelle tout progresse en même temps et à grande vitesse. Une avancée sans précédent qui dépasse les frontières et qui appelle à plus de solidarité et de mondialisation.

Internet rend l’information de plus en plus disponible.  Wikipédia fait fureur et Google au top des moteurs de recherche. Tous deux  vont permettre à chacun de retrouver sans efforts, tout ou une partie de ce qu’il cherche. Pratiquer la rétention d’information ne permet plus de faire preuve d’autorité mais bien au contraire. La force vient en la partageant et en l’exploitant en équipes.

Dans le même temps, Internet confirme le triomphe du zapping. Tout doit aller vite et même trop vite. En conséquence,  nous adoptons de nouvelles stratégies d’apprentissage. Elles regroupent ; une moindre concentration et la recherche du résultat immédiat, obtenu sans gros efforts. La persévérance cognitive s’affaiblit. La saturation d’information rend l’apprentissage de plus en plus difficile. C’est à croire que,  même si tout est en place pour des acquisitions nouvelles de qualité, nous nous perdons dans des détails. La dispersion devient le « mal du siècle ». Elle finit par s’imposer. Elle nous inculque l’art  de faire plusieurs choses à la fois : c’est-à-dire, rien de bien profond et tout en surface.

Ces réflexions signifient  qu’à un moment ou à un autre, il faut se mettre d’accord pour limiter l’éparpillement intellectuel de nos enfants. Il faut le faire en négociant un  accord obtenu à la suite d’un échange empathique et éclairé. Dans le même temps, parents et éducateurs veilleront à injecter la dimension humaine entre les pages qui défilent sous le regard de nos jeunes. L’innovation progressera ainsi au rythme  de  l’interactivité pour qu’ils ne perdent pas le goût d’aller vers l’autre et de construire avec lui. Nous voilà engagés vers plus d’ouverture pour rompre l’isolement et sortir du monde virtuel qui nous tente.

Inutile d’espionner, d’humilier ou de reprocher des excès sans avoir défini au préalable les conditions d’une exploitation « utile » d’Internet et des enjeux qui vont avec.

Pierre Achard

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