• Plutôt responsables que victimes : la volonté d'agir et de changer
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On entend partout à quel point il est important de ne pas remettre à demain ce que l’on peut faire le jour même. On va jusqu’à culpabiliser ceux  qui reportent sans arrêt les tâches les plus simples ; poster une lettre, rédiger un compte rendu, passer un coup de fil ou parfois des tâches plus compliquées comme dépanner un ami, terminer un mémoire, et bien d’autres choses.

Plus vous négligez les tâches les plus simples, plus vous cultivez l’art de les ajourner et de les remettre à plus tard. En tolérant leur report systématique, vous glissez progressivement dans la procrastination. Lorsque cette habitude touche à des activités plus sérieuses, les conséquences peuvent être plus graves et retentir sur vos proches.

Prenons un exemple.  Roger a un différend avec Pauline et refuse d’en parler. A un moment ou à un autre leur conflit deviendra suffisamment grand pour empoisonner leur relation et s’inviter au débat. Ce qui a été écarté revient tôt ou tard en force et le conflit naissant devient inextricable faute d’avoir agi à temps.

L’art de reporter à plus tard relève du conditionnement comportemental. C’est-à-dire que devant toute difficulté vous feignez de ne pas lui accorder de l’importance. Vous vous conditionnez à ne pas agir et votre inaction progressivement devient automatique. On dit alors que vous avez acquis un réflexe d’évitement et de « réexpédition » du problème. Il est tout simplement  sorti du champ de votre conscience. Le résultat est le même : rien n’est fait, tout est remis à plus tard et les tâches s’accumulent sans le moindre espoir de revenir dans l’action

A force de remettre au lendemain la décision de s’attaquer aux vrais problèmes, vous faites le choix de l’inaction. A force de remettre à plus tard, vous perdez  l’habitude d’échanger autour de vos difficultés et  encore plus celle de les aborder pour y répondre. Avec l’évitement, les ennuis ne disparaissent pas spontanément

Combien de fois avez-vous remis à plus tard des discussions pour le regretter après ?  Combien de fois avez-vous évité d’aborder telle ou telle autre personne par peur du rejet et vous apercevoir par la suite à quel point vous étiez dans l’erreur ?

Lorsque vous tardez à agir, le passif est beaucoup plus lourd à vivre En même temps vous aurez perdu l’habitude de régler les problèmes. Ajoutons pour conclure que l’on ne règle pas un problème en l’évitant et encore moins en en créant un autre. Ne faites surtout pas un bébé pour sauver votre couple.

Pierre Achard                                                                                                                                                     Vous aider à changer

 

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