• Plutôt responsables que victimes : la volonté d'agir et de changer
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La maladie serait l’œuvre du diable. Dieu y recourt pour  sanctionner la transgression de sa volonté. Tout se passe comme si le péché était l’agent vecteur qui s’attaque à tous ceux qui se détournent de Dieu.

On retrouve dans ces interprétations des croyances anciennes liant par exemple,  la maladie mentale à la possession du démon. La maladie  résulterait de la perte de l’immunité de ceux qui refusent Dieu. C’est en quelque sorte une colère déguisée qui s’abat sur les infidèles. Jadis le déluge faisait l’affaire ; de nos jours ce mode d’extermination semblerait exceptionnel et serait substitué par la maladie.

Ceux qui ont la foi seraient sauvés. Pas tous,  car parfois la maladie se trompe de cible et touche également les fidèles. Rassurons-nous car dans ce cas, la foi rétablit rapidement le contact perdu avec le divin. Ainsi,  elle atténue l’état de désobéissance perçu par l’éternel et permet des phases d’amélioration clinique que les fidèles connaîtraient au cours de leur longue maladie.

Que s’est-il réellement passé ? Dans leur orgueil démesuré, les infidèles  refusent de retrouver le chemin de la droiture et s’enfoncent dans la désobéissance. Le premier commandement n’est pas respecté ; ce qui explique la colère de Dieu. A ce stade, le Tout-puissant fragilise encore plus ceux qui lui désobéissent. Il permet ainsi à la maladie de s’installer. La désobéissance à Dieu n’est pas pour déplaire au diable.  Dès lors, il se servirait de la maladie pour anéantir les humains et les fragiliser encore plus

Il y a dans ces croyances insupportables,  une sorte de convergence des puissances du mal et le retrait de la protection divine pour que le mal s’implante. N’est-ce pas une physiopathologie explicative suffisante pour comprendre la maladie?  Ainsi, le divin est libéré  de toute responsabilité dans sa non-réponse aux prières incessantes de ses fidèles. Comme rien n’y fait, il serait plus simple de déplacer tout le mal sur le diable. Ce dernier garde à nos yeux le privilège de la cruauté et des malheurs.  Dieu n’y est pour rien. Ainsi,  et par magie, la douleur devient nécessaire car elle rapproche de Dieu. Elle sauve  par sa valeur  rédemptrice. Il faut donc  l’accepter sans se sentir obligé de le démontrer.

De Dieu ou du diable, lequel faut-il blâmer ?

Pierre Achard

 

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