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A quoi sert  de gagner plein d’argent lorsque notre environnement reste insensible à nos réalisations ? A quoi servirait d’amasser tant de réussite lorsque la  hiérarchie refuse de reconnaître la qualité de ce que l’on fait. Entre reconnaissance et salaire, le choix se pose. Dans la grande majorité des cas, c’est pour plus de  reconnaissance et plus de réalisations que le salarié s’implique.

Les écrits de Maslow, de Herzberg et de bien d’autres auteurs nous apprennent qu’un salaire insuffisant peut être au départ d’un sentiment d’insatisfaction et de rancœur. Une guerre invisible se met en place ; non pour s’enrichir mais pour être mieux reconnu et par voie de conséquence, gagner plus. Ne sous-estimons pas la frustration qu’engendre une situation anormale qui se prolonge. N’oublions pas non plus que la frustration conduit à la violence et à la démotivation.

Mal rémunéré, le salarié ne comprend pas ce qui lui arrive. Pourquoi les autres et pas lui ? S’il a souvent raison de crier à l’injustice, celle-ci peut être parfois imaginaire. Dans ce contexte, la rébellion est la règle. C’est le mode de fonctionnement de l’entreprise qui est remis en cause. Un système qui reste à ses yeux incapable de reconnaître et de récompenser le travail bien fait. Une augmentation de salaire refusé serait avant tout un manque de discernement car à ses yeux l’objectif a été atteint.  Dans ce contexte conflictuel, ni avancement, ni formation et encore moins d’apprentissage. On s’engage dans une impasse et les difficultés ne tarderont pas à se montrer.

Correctement rémunéré, le salarié qui bénéficie d’une augmentation de salaire va automatiquement relier  l’avancement à ses réalisations. La reconnaissance du travail bien est un stimulant suffisant pour l’entraîner sur la voie de l’apprentissage, de la formation et probablement de l’avancement.  Elle dépassera rapidement la récompense chiffrée car elle signe non seulement le travail bien fait mais le progrès constaté dans ce qui est produit par le salarié.

Malgré toutes les revendications et tous les discours, l’argent n’est probablement pas le facteur dominant dans la course à la motivation ; à condition qu’un minimum soit attribué. Le parallèle avec les cadeaux que l’on offre est frappant. On se souvient peu de la valeur monétaire de ce que l’on nous a offert. Par contre, on retient  et pour longtemps, ce que le cadeau nous aura permis d’apprendre et de découvrir.

Les études comparatives nous expliquent que parmi les raisons qui justifient qu’un salarié quitte son emploi, c’est avant tout le caractère routinier, ennuyeux et peu stimulant de ce qu’il fait  sur fond de faibles opportunités d’avancements. En face, ceux qui s’engagent sur la voie de la création de leur propre entreprise, le font pour plus d’autonomie, plus d’initiative, plus de réalisations et plus de responsabilités.

L’argent est un facteur important lorsqu’il s’agit d’accéder à un niveau de vie jugé « décent «. Au-delà d’un seuil que chacun détermine pour son propre projet de vie, l’argent cède la place à la satisfaction d’un double besoin: de réalisations et de reconnaissance.

Pierre Achard

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