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Les troubles du sommeil sont fréquents chez les personnes autistes.  Certaines publications avancent des chiffres impressionnants allant jusqu’à 81% de survenue. Ces taux montrent l’importance d’une mise en place rapide d’une stratégie adaptée pour ne pas laisser s’installer ces troubles.  Mais que sait-on exactement sur ce sujet ?

Peu de choses et comme d’habitude, ce sont ceux qui en connaissent le moins qui en parlent le plus. Ce qui est certain, c’est l’absence d’une cause spécifique à l’origine  des insomnies. Nombreux facteurs biologiques, psychosociaux, comportementaux et environnementaux, se relaient et jouent un rôle évident.  C’est leur regroupement qui explique une telle prévalence.  En conséquence, s’il faut agir, il faut le faire sur plusieurs fronts. C’est dire que l’efficacité ne se produira pas sans  un minimum de  temps. Prenons quelques exemples parmi des jeunes autistes.

  • Philippe a du mal à s’endormir. Il a besoin de quelque chose qu’il n’arrive pas à exprimer. Tant qu’il ne l’obtiendra pas ; il restera à l’attendre les yeux ouverts.
  • Sara a du mal à interrompre une tâche qui lui tient à cœur. Elle est tellement concentrée sur ses gestes et sa routine qu’elle a du mal à marquer un temps d’arrêt pour aller au lit. Chez Sara, la transition entre les activités du jour et l’heure d’aller au lit constitue une véritable rupture. Il faut prendre au sérieux cette difficulté et la préparer à une transition en douceur.
  • Julie a pris l’habitude de s’endormir dans le lit de ses parents ou sur le canapé en face de la télévision. Si vous essayez de la mettre ailleurs, le sommeil ne suivra pas. Autant l’habituer à dormir dans son lit et nulle part ailleurs. C’est là qu’elle retrouvera le sommeil.
  • Laurent se laisse distraire facilement par le bruit, la lumière ou tout autre stimulus. A la moindre alerte, il sort du lit et interrompt son sommeil. Dans ces conditions, il ne faut pas hésiter à réduire au maximum toutes les sources de dispersions au moment d’aller se coucher.
  • Pour certains, de simples objets, suffisent à induire l’endormissement. Pour quelles raisons les priver de ces gadgets affectifs ?
  • Enfin, ne passons pas à côté des choses simples et rappelons-nous qu’une douleur, une agitation, une fièvre ou une anxiété passagère peuvent également mettre leur poids et empêcher ce jeunes de dormir.
  • Une voie de réflexion porte sur la mélatonine. Il s’agit d’une hormone qui règle le cycle veille-sommeil. Son taux s’élève quand il fait noir et baisse aux premières lueurs du jour. Des travaux ont montré que  les personnes autistes, ne secrétaient pas la mélatonine au bon moment. Ils se retrouvent avec des taux bas la nuit et l’endormissement se fait attendre. Une supplémentation en mélatonine est recommandée par de nombreux travaux de recherche même en l’absence de consensus concluant.

La morale de l’histoire est de ne pas se jeter anormalement sur les sédatifs dans l’espoir de régler en quelques prises, des situations difficiles et lentes à maîtriser. Y recourir permet souvent de moduler un sommeil qui tarde à s’installer.

Pierre Achard

 

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